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mercredi 22 mai 2013

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Niger : Les enseignants en grève jeudi et vendredi prochains

photo alternativeniger.orgLe Syndicat national des enseignants du Niger (SNEN), le plus ancien syndicat du secteur éducatif nigérien, envisage d’aller en grève le vendredi et jeudi (23 et 24 mai) prochains.

Le préavis appelant à ce débrayage a été déposé ce jour 17 mai 2013 au Ministère de l’éducation nationale.

Selon Abdou Abdourahamane, Secrétaire général du SNEN, ‘‘nous irons en grève la semaine prochaine pour appuyer nos revendications qui tournent au tour de la question de l’octroi d’un statut particulier des enseignants, le paiement des incidences financières, la gestion de la carrière des enseignants, notamment les reclassements, avancements, mise en position de stage, le recrutement à la fonction publique des enseignants contractuels et le mise en place d’un véritable comité de négociations’’.

‘‘La valorisation de la profession enseignante est un élément important dans la promotion d’une éducation de qualité. C’est fort de cette conviction partagée par tous, que le SNEN fait de l’obtention d’un statut particulier un point d’honneur dans la lutte que nous engageons’’, a précisé Abdou Abdourahamane.

‘‘Nous restons au SNEN dans une disposition d’esprit, favorable à une fédération de toutes les forces syndicales en présence dans le secteur de l’éducation, en vue de mener le seul combat qui vaille, celui de la restauration de la dignité de l’enseignant, dans une école publique complètement dépolitisée’’, a-t-il ajouté.

Avec cette grève des enseignants du SNEN qui s’annonce c’est le front social qui se met en ébullition au Niger. En effet, après les séries de grèves des enseignants contractuels il y a quelques semaines, les émeutes de Diffa et les grèves répétées des agents de la santé, les autorités de la 7ème République, en place depuis deux ans, font face a une véritable levée de bouclier du front social.

Éducation : Le CPRASE exige le départ pur et simple de la ministre de l’Éducation Nationale

Avec cette exigence formulée par le Cadre permanent de réflexion et d’action des syndicats de l’enseignement (CPRASE), le secteur de l’Éducation est plus que jamais en ébullition. En effet, eu égard aux récents développements de la situation,  à la limite l’escalade à laquelle on a assisté, avec les réunions avortées avec le gouvernement, les marches réprimées et les voltefaces de la ministre de l’Éducation Mme Ali Mariama Elhadj Ibrahim qui, pas plus tard que la semaine dernière, devait expliquer Mounkaila Halidou, membre du CPRASE, avait abattu tous les efforts des parties en négociations, en affirmant au cours d’une rencontre qu’elle a initié avec des acteurs de la société civile, que le gouvernement a tout donné au enseignants mais que ceux-ci continuaient néanmoins à manifester.

Ainsi, face au mutisme des autorités en charge de l’Éducation malgré cette nième grève déclenchée le 11 mars et ce pour cinq jour, grève qui, si l’on ni prend garde pourrait déboucher sur un mouvement illimité, le CPRASE a pris ses responsabilités en exigeant purement et simplement le départ de la ministre de l’Éducation, seul gage, selon Mounkaila Halidou, d’un retour à la sérénité dans le secteur.

Par rapport aux différentes tentatives d’intimidation dont font l’objet les enseignants de la part des inspecteurs et autres responsables de l’éducation qui mettent tout en œuvre pour empêcher ces derniers de suivre les mots d’ordre du CPRASE et surtout eu égard aux interdictions de manifester décrétées par les responsable communaux de Niamey, dont la dernière en date est celle du maire du 3ème arrondissement, pas plus tard qu’hier, Mounkaila Halidou a tenu à clarifier les choses. Ce qu’il faut comprendre, selon lui, « c’est que la grève du CPRASE, ce n’est pas la grève des contractuels mais bien celle de tous les enseignants ». Aussi, pour lui, vouloir interdire toute grève reviendrait à violer la constitution où, non seulement l’article 34 de la constitution reconnait le droit syndical et le droit de grève, tant qu’il s’exerce dans les conditions prévues par la loi. Or, poursuit-il, du moment où nous toute la procédure et les délais requis pour déposer nos préavis, personne ne peut leur interdire de grever.

Toujours à l’intention de ces camardes encore récalcitrants ou intimidés par les menaces de sanction, Halidou a tenu à rappeler que la Convention 87 de l’Organisation internationale du travail (OIT) à laquelle le Niger est partie, garantie le droit de grève et s’il le faut, « nous n’hésiterons pas à recourir à l’OIT pour faire respecter nos droits ».

Au Conseil des ministres du vendredi 1er mars 2013 : Examen et adoption de plusieurs projets de textes

Le Conseil des Ministres s'est réuni le vendredi 1er mars 2013, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, Président du Conseil des Ministres. Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I- AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

1.1. Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2013-001 du 23 janvier 2013 autorisant la ratification de l'Amendement des Statuts du Fonds Monétaire International (FMI) sur la Réforme du Conseil d'Administration, adopté le 15 décembre 2010.
1.2. Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2013-002 du 23 janvier 2013 autorisant la ratification de l'Accord de financement relatif au projet petite irrigation Ruwanmu entre la République du Niger, le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) et le Fonds Fiduciaire du Mécanisme de cofinancement espagnol pour la sécurité alimentaire signé le 25 octobre 2012 à Rome (Italie).
1.3. Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2013-003 du 23 janvier 2013 autorisant la ratification de l'Accord de prêt relatif au Projet de réhabilitation de la Route Gouré-Djajiri, section Goudoumaria-Djajiri d'un montant de cinq millions de dollars américains (5.000.000 USD) soit l'équivalent de deux milliards cinq cent soixante dix millions cinq cent soixante cinq mille (2.570.565.000) francs CFA signé le 12 octobre 2012 à Tokyo (Japon) entre la République du Niger et la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA).
1.4. Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2013-004 du 23 janvier 2013 autorisant la ratification de la charte de l'Eau du Bassin du Lac Tchad.
1.5. Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2013-05 du 1er février 2013 autorisant la ratification de l'Accord de prêt n°0069/AP/ LA/BIDC/EBID/11/2012 signé le 14 novembre 2012 à Paris entre la République du Niger et la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) d'un montant de trois millions sept cent quatre vingt trois mille quatre cent quarante neuf unités de compte (3.783.449 UC) soit l'équivalent de trois milliards (3.000.000.000) de FCFA relatif au financement partiel du projet d'aménagement et de bitumage de la route Filingué-Tahoua, tronçon Filingué-Abala-Sanam (125 km).
1.6. Projet de loi ratifiant
l'ordonnance n° 2013-06 du 1er février 2013 autorisant la ratification de l'Accord de prêt n° 0070/AP/LA/BIDC/EBID/11/ 2012 signé le 14 novembre 2012 à Paris entre la République du Niger et la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) d'un montant de dix millions (10.000.000 $ US) de dollars des Etats-Unis d'Amérique, soit l'équivalent de cinq milliards (5.000.000.000) de francs CFA pour le financement partiel du projet d'électrification rurale par systèmes solaires photovoltaïques des localités des régions de Dosso, Tahoua et Tillabéry.
1.7 .Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2013-07 du 15 février 2013 autorisant la ratification de l'Accord de Vente à Tempérament signé le 15 août 2012 à Djeddah (Royaume d'Arabie Saoudite) entre le Gouvernement de la République du Niger et la Banque Islamique de Développement (BID) relatif au financement du Programme d'Amélioration de la Productivité Agricole des Petits Exploitants (APAPE-Niger) à hauteur d'un montant d'un million cent quatre vingt mille dollars des Etats-Unis d'Amérique (1 180 000 $US soit l'équivalent de cinq cent quatre vingt-dix millions (590 000 000) FCFA.
1.8. Projet de loi ratifiant
l'ordonnance n° 2013-08 du 15 février 2013 autorisant la ratification de l'Accord de prêt (prêt combiné des ressources BID et FSID) signé le 15 août 2012 à Djeddah (Royaume d'Arabie Saoudite) entre le Gouvernement de la République du Niger et la Banque Islamique de Développement (BID) composé d'un montant de deux millions sept cent quarante mille dollars des États-Unis d'Amérique (2 740 000 $US) correspondant à un milliard trois cent soixante dix millions (1 370 000 000) FCFA au titre du prêt-BID, et d'un montant d'un million cinq cent soixante mille dollars des États-Unis d'Amérique (1 560 000 $ US) soit l'équivalent de sept cent quatre vingt millions (780 000 000) F CFA au titre du prêt-FSID, relatif au financement du Programme d'Amélioration de la Productivité Agricole des Petits Exploitants (APAPE-Niger).
1.9. Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2013-09 du 15 février 2013 autorisant/la ratification de l'Accord d'ISTISNA'A et de l'Accord de mandat d'ISTISNA'A signés le 15 août 2012 à Djeddah (Royaume d'Arabie Saoudite) entre le Gouvernement de la République du Niger et la Banque Islamique de Développement relatifs au financement partiel du Programme d'Amélioration de la Productivité Agricole des Petits Exploitants (APAPE-Niger) à hauteur d'un montant estimatif de dix millions quatre cent trois mille trois cent quatre vingt-huit dollars des États-Unis (10403388 $ US) soit l'équivalent de cinq milliards deux cent un millions six cent quatre vingt quatorze mille (5 201 694 000 FCFA) francs CFA.
1.10. Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2013-10 du 15 février 2013 autorisant la ratification de l'Accord de prêt signé le 15 août 2012 à Djeddah (Royaume d'Arabie Saoudite) entre le Gouvernement de la République du Niger et la Banque Islamique de Développement (BIP) d'un montant de six millions quatre cent quatre vingt mille (6 480 000) Dinars Islamiques correspondant à sept millions cinq cent quarante mille (7 540 000) Euros, soit l'équivalent de quatre milliards neuf cent quarante six millions deux cent quarante mille (4 946 240000) F CFA, relatif au financement partiel du projet de construction de la Centrale Électrique Thermique de Gorou Banda d'une capacité totale de 80 MW.
1.11. Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2013-11 du 15 février 2013 autorisant la ratification de l'Accord d'ISTISNA'A et de l'Accord de mandat d'ISTISNA'A signés le 15 août 2012 à Djeddah (Royaume d'Arabie Saoudite) entre le Gouvernement de la République du Niger et la Banque Islamique de Développement relatifs au financement partiel de la Centrale Électrique Thermique de Gorou Banda d'une capacité totale de 80 MW à hauteur d'un montant estimatif de vingt deux millions sept cent quarante quatre mille trois cent trente quatre (22 744 334 DI) dinars islamiques correspondant à vingt-six millions quatre cent quarante-six mille neuf cent (26 446 900 €) euros soit l'équivalent de dix sept milliards trois cent quarante neuf millions cent soixante six mille quatre cent (17.349.166.400 FCFA) francs CFA.
1.12. Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2013-12 du 28 février 2013 autorisant la ratification de l'accord de crédit n° 5165-NE, signé à Niamey le 14 décembre 2012 entre la République du Niger et l'Association Internationale de Développement (AID) d'un montant de cent trente deux millions six cent mille Droits de Tirage Spéciaux (132 600 000 DTS) (contre valeur : deux cent millions de dollars US) soit l'équivalent de cent milliards (100 000 000 000) FCFA relatif au financement de la première partie de la deuxième phase du Programme de Développement des Ressources en Eau et de Gestion Durable des Écosystèmes dans le Bassin du Niger (PDREGDE).

En vertu de l'article 2 de la loi n° 2012-65 du 31 décembre 2012, les projets de lois de ratification des ordonnances prises dans le cadre de la loi d'habilitation seront déposés à l'Assemblée Nationale au plus tard le 07 mars 2013. C'est pour satisfaire à cette exigence que les présents projets de lois ont été pris.

II. AU TITRE DU MINISTERE DE L'HYDRAULIQUE ET DE L'ENVIRONNEMENT.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le Projet de loi portant interdiction de la production, de l'importation, de la commercialisation, de l'utilisation et du stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité.

Les villes et campagnes nigériennes font face à une augmentation continue des pollutions dues aux déchets solides. Cette situation est principalement liée à la croissance démographique et au changement des modes de production et de consommation.
Parmi ces déchets, les déchets plastiques constituent la menace la plus sérieuse pour l'environnement, pour la santé humaine et animale, en somme pour l'économie nationale.
En effet, les déchets plastiques empêchent aux eaux de pluies de s'infiltrer et polluent les paysages. Lorsqu'ils sont ingérés par les animaux, ils provoquent des troubles gastro-intestinaux graves, pouvant conduire à la mort.
Aussi, plusieurs initiatives ont été prises par l'État, les collectivités territoriales, les ONG et associations de développement et les partenaires pour enrayer ce fléau. Mais force est de constater, qu'en dépit de toutes ces initiatives, le problème ne fait que s'aggraver.
Le présent projet de loi est pris pour interdire la production, l'importation, la commercialisation, l'utilisation et le stockage des sachets et des emballages en plastique souple à base densité sur toute l'étendue du territoire national.
Dans le cadre des mesures d'accompagnement, des alternatives sont envisagées à travers la production et l'importation de sachets et emballages en matériaux biodégradables déjà utilisés par certains établissements de la place.
Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

III. AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
3.1. Projet de loi portant adoption du Code de transparence dans la gestion des finances publiques.
Le Conseil des Ministres de l'UEMOA a adopté la Directive n°01/2009/CM/UEMOA portant code de transparence dans la gestion des finances publiques au sein de l'UEMOA.
Cette directive énonce les principes fondamentaux en matière de finances et invite les États membres à les respecter car ils constituent un signal fort en matière de bonne gouvernance.
Ces principes ont trait notamment:
- à la légalité et la publicité des opérations financières publiques ;
- aux attributions et aux responsabilités des institutions ;
- au cadre économique, avec l'affirmation de la nécessité d'une vision pluriannuelle des finances publiques et la définition des règles ayant pour objectif la production d'une information exhaustive ;
- à l'élaboration et la présentation des budgets publics ;
- à la mise en œuvre des recettes et des dépenses, avec des obligations visant à assurer la transparence des documents et des processus budgétaires, ainsi que celles liées au contrôle.
Le présent projet de loi qui sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption est pris pour se conformer à la directive n° 01/2009/CM/UEMOA sus indiquée.
3.2. Projet de décret portant Règlement Général de la Comptabilité Publique.
En 1997 et 1998, le Conseil des Ministres de l'UEMOA a adopté les directives constitutives du cadre harmonisé des finances publiques des États membres pour permettre la convergence des politiques économiques et financières au sein de l'espace UEMOA.
Ces directives, à l'exception de celle relative au Tableau des Opérations Financières de l'État (TOFE), ont été transposées dans notre ordonnancement juridique.
Ainsi, la directive relative au règlement général de la comptabilité publique au sein de l'UEMOA a été consacrée le 26 juillet 2002 par le décret n°2002-196/PRN/MF/E.
Au cours de l'année 2008, la commission et les États membres de l'UEMOA ont engagé un processus de réécriture de nouvelles directives pour harmoniser le cadre juridique, comptable et statistique des finances publiques.
C'est dans ce sens que fut adoptée par le Conseil des Ministres en juin 2009, la directive n° 07/2009/CM/UEMOA portant règlement général de la comptabilité publique au sein de l'UEMOA.
Le présent projet de décret transpose les dispositions de la nouvelle directive dans l'ordonnancement juridique nigérien et comporte les principales innovations suivantes :
- la déconcentration de la fonction d'ordonnateur principal en matière de dépenses à l'ensemble des Ministres et Présidents d'institutions constitutionnelles ;
- l'introduction de l'approche des budgets programmes avec la mise en place d'un suivi particulier de l'exécution des opérations budgétaires par programme ;
- l'institution de nouvelles missions confiées au contrôleur financier, notamment le contrôle a posteriori et l'évaluation des performances des responsables des programmes ;
- l'institution d'une responsabilité personnelle du contrôleur financier ;
- la référence aux normes internationales pour la mise en œuvre des modalités d'intervention du contrôle interne sur la gestion des finances publiques.

3.3. Projet de décret portant Nomenclature Budgétaire de l'État.
Le cadre harmonisé des finances publiques au sein des États membres de l'UEMOA comporte cinq (5) directives portant respectivement loi organique relative aux lois de finances, Règlement Général de la Comptabilité Publique, Plan Comptable de l'État, Nomenclature Budgétaire de l'État et Tableau des Opérations Financières de l'État. L'évolution des cadres juridiques et la constatation des faiblesses dans la mise en application de ces directives ont induit la nécessité de leur réécriture, dont le processus a débuté en 2008.
En 2009, ce travail a abouti à l'adoption, par le Conseil des Ministres, de nouvelles directives notamment, la directive n° 08/2009/CM/UEMOA portant nomenclature budgétaire de l'État (NBE) au sein de l'UEMOA.
Le présent projet de décret vise à transposer les dispositions de cette nouvelle directive dans l'ordonnancement juridique nigérien:
3.4. Projet de décret portant Plan Comptable de l'État.
La directive n°09/2009/CM/ UEMOA portant Plan Comptable de l'État (PCE) au sein de l'UEMOA introduit une vision comptable élargie, avec le passage à une comptabilité d'exercice fondée sur le principe de la constatation des droits et obligations et la prise en compte des spécificités de l'État au niveau des normes comptables et de la dimension patrimoniale.
Cette directive apporte les changements suivants par rapport au décret n°2002-198/PRN/MF/E du 26 juillet 2002 qui régissait la matière jusqu'ici :
- la classification des comptes comportant huit (8) classes contre dix (10) classes dans le décret susvisé ; l'enregistrement de la dépense budgétaire à partir de l'étape de la liquidation ; le suivi hors bilan des engagements de l'État relatifs aux emprunts, dons prêts, avances, garanties et avals et ceci dès leur naissance juridique ; la définition des règles de .gestion et de suivi du patrimoine.
Aussi, le présent projet de décret intervient pour transposer les dispositions de la nouvelle directive et rendre conforme notre plan comptable aux prescriptions communautaires.
3.5. Projet de décret portant Tableau des Opérations Financières de l'État (TOFE).
A l'image des autres directives du cadre harmonisé des finances publiques, la directive n° 06-98/CM/UEMOA du 22 décembre 1998, portant tableau des opérations financières de l'État et ses modificatifs, a fait l'objet d'une modification, à la suite des travaux d'évaluation de sa mise en œuvre.
C'est ainsi qu'en 2009, le Conseil des Ministres de l'Union a adopté la directive n°010/2009/CM/ UEMOA «portant Tableau des Opérations Financières de l'État (TOFE) au sein de l'UEMOA, en prescrivant sa transposition dans les législations financières des États membres afin de faciliter une évaluation plus complète des retombées économiques des activités des administrations publiques et de la viabilité de leurs politiques financières.
Le présent projet de décret transpose ainsi les dispositions de cette directive dans notre ordonnancement juridique et apporte les innovations essentielles suivantes : l'enregistrement des opérations sur la base des droits et obligations constatés ; la distinction entre les opérations d'exploitation ou de gestion de l'État et les opérations sur actifs et passifs ; l'établissement d'un compte de patrimoine (bilan) des administrations publiques ; l'enregistrement des cotisations aux régimes de retraite des fonctionnaires sous forme d'augmentation des engagements de l'État-employeur au titre de ces retraites et non plus comme des recettes.

IV. AU TITRE DU MINISTERE DU PLAN, DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de décret déterminant le traitement de base, les primes, les indemnités et les autres avantages alloués au personnel du Secrétariat Permanent de la mise en œuvre du Plan de Développement Économique et Social (PDES) 2012-2015.
Le présent projet de décret détermine le traitement de base, les primes, les indemnités et les autres avantages à allouer au personnel du Secrétariat Permanent de la mise en œuvre du Plan de Développement Économique et Social (PDES) 2012-2015. Il vise ainsi à motiver ce personnel afin de lui permettre de réaliser de façon optimale les objectifs assignés au Plan de Développement Économique et Social (PDES).
V. MESURES NOMINATIVES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :
5.1. AU TITRE DU MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS MOYEN ET SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE.
• Monsieur RABIOU OUSMAN, Maître-assistant, Mle 303, est nommé Directeur de l'Institut de Recherche pour l'Enseignement des Mathématiques (IREM).
5-2.AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE (SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT).
• Monsieur BARA IBRAH, Médecin spécialiste en gestion des systèmes de santé, nutrition publique et développement, Mle 70 981/E, est nommé Inspecteur chargé du volet Santé à l'Inspection Générale de la Gouvernance Administrative.
VI. COMMUNICATIONS.
Le Conseil des ministres a entendu deux communications :
• une communication du ministre de l'Agriculture relative à la passation de l'avenant relatif au marché des travaux de réparation du barrage de Téguéleguel (commune d'Ibohamane, département de Keita, Région de Tahoua).
Du point de vue de la conformité, le dossier d'avenant a obtenu l'avis de la structure habilitée à cet effet.
• une communication de la ministre de l'Education Nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales sur la création d'une école bilingue (français-anglais) dans le cadre de la coopération entre le Niger et le Nigeria.Cette école est prévue pour être créée à Niamey à la rentrée scolaire 2013-2014.
L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Education : La police interrompt violemment la marche des enseignants

Des centaines d’enseignants contractuels sont sortis dans les rues de Niamey à l’appel du CPRASE (Le Cadre permanent de reflexion et d’Action des Syndicats du secteur de l’Education) le vendredi 15 février dernier, pour dénoncer le non respect du protocole d’accord sur les revendications des enseignants.

Cette marche suivie de meeting devait avoir lieu de la Place Toumo à la place de concertation. Malheureusement, c'est au Niveau de la Radio Dounia, a mi-chemin entre le point de départ et celui d’arrivée que la police est intervenue violemment pour disperser les manifestants.

A l'issue de cette manifestation dispersée à coups de gaz lacrymogène et de matraques, on dénombrait quelques blessés légers et un responsable syndical interpelé pour être libérer quelques heures plus tard. Plusieurs journalistes ont même été pris à partie par la police qui était déployée dans certains axes stratégiques de la capitale.

Rappelons que cette mobilisation intervient après une grève de 72 heures observée par les enseignants contractuels après l’échec de la rencontre de concertation à laquelle le 1er ministre Brigi Raffini a convié les membres CPRASE.

Cette rencontre était censée résoudre définitivement la question de la plate forme revendicative des enseignants contractuels. Après plusieurs heures de discussions rien de concret n’a été conclu.

Ce n’est pas la 1ère fois que les deux parties se quittent sans accord. En effet, il y a quelques jours, avec la ministre de tutelle, le même blocage a été constaté, ce qui a amené les enseignants a observé un sit-in dans les locaux du ministère de l’Education Nationale.

En effet, à cette occasion, la ministre Mariama Elh. Ibrahim avait expliquer les raisons pour lesquelles le gouvernement n’a pas pu respecter ses engagements, lors des négociations vendredi 25 janvier 2013. Et celle-ci d'indiquer que ‘‘la mise en œuvre de ce protocole a connu quelques difficultés en raison de certaines contraintes notamment budgétaires". En effet, a-t-elle poursuivi, "le niveau actuel de la masse salariale dépasse largement les critères de convergence de l’UEMOA et les exigences des partenaires techniques et financiers, en matière de ration Masse salariale/Ressources internes. Et l’Etat du Niger est à 48 % alors que le plafond souhaité est de 35 % de ressources internes’’.

De son côté le CPRASE a rejeté cette explication arguant que le gouvernement a, malgré cette situation des finances publiques, octroyé des primes et indemnités a d’autres catégories de travailleurs, comme les magistrats ou les médecins et même...des joueurs de football. C’est une injustice sociale, qui doit être rapidement réparée, estime le CPRASE

Dans cette situation d’impasse, le CPRASE estime qu’il est difficile de trouver un terrain d’entente. ‘‘C’est incroyable et irresponsable qu’on ne parle de masse salariale que quand il s’agit du corps enseignant du Niger’’, se plaint Alio Hassane Samna, membre du CPRASE.

Avec la répression qui a suivi la mobilisation des enseignants, c’est un bras de fer de plus qui vient de s’engager entre le gouvernement et le CPRASE. Surtout quand on sait que ce dernier promet d’autres actions d'envergure dans les prochains jours.

Niger/Éducation : Le mouvement des enseignants se radicalise

La rencontre de concertation à laquelle le Premier ministre Brigi Rafini a convié les membres du Cadre permanent de réflexion et d’action des syndicats de l’enseignement (CPRASE) dimanche dernier était censée résoudre définitivement la question de la plateforme revendicative du cadre. Mais au bout de quelques heures de négociation, rien de concret n’a été conclu. Du coup, le cadre a décidé de maintenir sa grève de 72 heures qui devait débuter hier, 11 février et qui, en principe doit être suivie d’une marche sur la place Toumo le vendredi 15 février prochain.

Si le CPRASE a décidé de poursuivre et même de radicaliser son mouvement, nous explique Bizo Moussa, chargé de la communication du cadre, « c’est suite à la crise de confiance qui est née de la volte face du gouvernement, la semaine dernière, lorsque la partie gouvernementale avait refusé de signé le communiqué de presse qui devait consacrer la lever de la grève. Nous avons décidé cette fois-ci de ne pas commettre la même erreur, à savoir lever notre mot d’ordre, sans avoir du concret ».

En effet, il faut le dire, ce n’est pas la première fois que les deux partenaires se quittent sans accord puisque le même blocage avait été observé plusieurs fois, le gouvernement mettant en avant le déficit financier du pays en termes de masse salariale et mobilisation des ressources internes. Argumentation que réfute catégoriquement le CPRASE pour qui, malgré cette situation, le gouvernement n’en a pas moins octroyé des primes et indemnités à d’autres catégories de travailleurs en l’occurrence, les magistrats et les médecins. C’est une injustice manifeste qui doit impérativement être corrigée estime le CPRASE.

de Au programme des actions que le cadre compte mettre en œuvre afin de contraindre le gouvernement à respecter ses engagements, explique Bizo Moussa, chargé de la communication du CPRASE, il y a bien entendu, des mouvements de grèves, des marches et autre sit-in, mais également des actions plus radicales allant jusqu’au blocage des notes.

Pour rappelle, le CPRASE exige du gouvernement le respect du protocole d’accord du 15 avril 2012 qui engage le gouvernement à octroyer entre autres, la prime de craie, à réviser la grille salariale des enseignants contractuels et à procéder au payement des rappels des enseignants nouvellement engagés en 2009.

Rencontre Gouvernement-CPRASE : Le gouvernement veut remettre en cause la trêve avec les enseignants

Le Cadre permanent d’Action des Syndicats du secteur de l’Education (CPRASE), a convoqué ce mardi 29 janvier 2013, un point de presse pour dénoncer la mise en cause de l’engagement pris par Le gouvernement.

Selon Alio Assane Samna, membre dudit cadre ‘‘pendant plusieurs jours nous avons travaillé avec un comité de négociations mis en place à cet effet. Le CPRASE  a accepté de sursoir à plusieurs de ces revendications et accepté le montant de 7.000 FCFA d’indemnité de transport par enseignant contractuel. Ainsi nous avons décidé de lever notre mot d’ordre de grève de 72 heures, qui devait prendre effet ce matin. Et nous avons décidé d’une trêve de 2 mois. A notre grande surprise le gouvernement est revenu sur cet engagement’’.

Malgrè ce retournement de situation, le CPRASE dit maintenir cette levée de mot d’ordre de grève mais annonce plusieurs actions pour les jours à venir.

A l’époque explique Almoustapha Moussa, membre du Cprase ‘‘nous avons eu confiance à nos responsables de tutelle et avec la pression de nos aînés des centrales syndicales et pour permettre un bon déroulement de l’année scolaires nous avons accepté ce protocole d’accord qui satisfait certaines de nos revendications. Mais avec cette nouvelle rencontre nous allons tout droit vers la remise en cause de cet accord. Je puis vous assurer que le CPRASE ne se laissera pas faire et ne lésinera sur aucun moyens pour préserver les acquis de ses militants’’.

Expliquant les raisons pour lesquelles le gouvernement n’a pas pu respecter ses engagements, lors des négociations vendredi 25 janvier, la ministre en charge de l’éducation, Mariama Elh. Ibrahim, a indiqué que ‘‘la mise en œuvre de ce protocole a connu quelques difficultés à raison de certaines contraintes notamment budgétaires. En effet, le niveau actuel de la masse salariale dépasse largement les critères de convergence de l’UEMOA et les exigences des partenaires techniques et financiers, en matière de ration Masse salariale/Ressources internes. Et l’Etat du Niger est à 48 % alors que le plafond souhaité est de 35 % de ressources internes’’.

C’est pour cela que selon la ministre Mariama, le gouvernement souhaite que les négociations se poursuivent sur les autres points de la plate forme revendicative des enseignants. ‘‘A moyen termes lorsque les ressources le permettront, le gouvernement s’attellera à satisfaire les engagements pris à travers les différents protocoles d’accords’’, a-t-elle ajouté.

Dans cette situation d’impasse, le CPRASE estime qu’il est difficile de trouver un terrain d’attente. ‘‘Le gouvernement de la 7ème République n’a pas encore décidé de régler les problèmes des enseignants. Puisqu’on ne parle de la masse salariale que quand il s’agit du corps enseignant du Niger’’, se plaint Alio Hassane Samna, membre du CPRASE. 

Education : Début de Paiement des pécules des contractuels ce matin, après plusieurs jours de débray

Les enseignants contractuels du Niger commenceront, ce matin en principe, à percevoir leurs pécules du mois de novembre 2012. L’information a été donnée hier soir par M. Halidou Mounkaïla membre du Bureau du Synaceb (Syndicat national des Agents fonctionnaires et contractuels de l’enseignement de base). « Le début de désintéressement de ces agents contractuels intervient après plusieurs de débrayage et une journée de sit-in dans les différentes inspections de Niamey la capitale et celles de l’intérieur du pays », a-t-il déclaré. Selon lui, les contractuels ne comprennent  pas que jusqu’au 18 décembre ils n’arrivent pas à percevoir leurs maigres pécules de novembre dernier que n’est que de 60.000 FCFA par enseignant.

Les enseignants contractuels, qui composent 85% de l'effectif général des enseignants du Niger, ont démarré l’année scolaire 2012-2013 en octobre dernier, avec une série de grèves pour exiger notamment, la finalisation du recrutement sans concours des enseignants contractuels à la fonction publique au titre de l'année 2011 et l’amélioration de leur condition de travail.

Culture : C’est partis pour le 7ème FAFD !

Photo Dr« Les Nouveaux cinémas d’Afrique ». Tel est le thème retenu pour la septième édition du Forum Africain du film documentaire (FAFD) qui débute à Niamey ce 10 décembre 2012. Cette manifestation annuelle à la particularité de réunir des cinéastes, des chercheurs, des étudiants et des cinéphiles autour des projections, des conférences, des expositions et des échanges.

Cette rencontre culturelle qui se poursuivra jusqu’au 18 décembre permettra aux cinéphiles de Niamey, de suivre dans différentes salles de projection une quarantaine de films documentaires.

Le public de Niamey pourra ainsi découvrir des films traitant de problèmes cruciaux dans les pays qui sont actuellement en proie a de profondes convulsions comme le RDC, "L’Affaire Chebaya", ‘‘un crime d’Etat’’; l’Egypte : ‘’Les femmes du bus 678’’, ainsi qu’un documentaire sur la crise ivoirienne. Mais la France, sujette au mal des banlieues, n’est pas en reste avec ‘‘Sans pudeur ni moral’’. ‘‘200% hip hop !" séduira sans doute la jeunesse nigérienne.

Des films nigériens sont aussi au programme avec la projection notamment de ‘‘L’uranium et nous’’ de M. Bakabé.

Au cours de ce forum plusieurs jeunes journalistes seront formés à la critique littéraire et cinématographique par M. Olivier Barlet, un spécialiste du cinéma africain et membre du Syndicat français de la critique du cinéma.

Par ailleurs plusieurs personnalités interviendront lors de ce forum soit pour expliquer leurs documentaires soit pour animer des ateliers ou des conférences.

Les lieux retenus pour les projections des documentaires sont : le Centre culturel Jean-Rouch, la Place Toumo, l’IFTIC, L’Université de Niamey et Alternative Espaces Citoyens.

 

Niger : les enseignants en grève de 48 heures en vue d’amener le gouvernement à respecter ses engagements

Photo Niger24Plus que jamais déterminés à défendre leurs intérêts, les enseignants de la région de Niamey ont littéralement pris d’assaut, ce matin, le centre culturel Diado Sékou. Ils étaient ainsi des centaines à répondre à l’appel du Cadre permanent de réflexion et d’actions des syndicats de l’enseignement du Niger (CPRASE) qui comptait de fait informer ces derniers sur la situation qui a prévaut depuis la rentrée des classes.

Une situation qui a en croire Mounkaila Halidou, l’un des animateurs du CPRASE, n’a guère évolué hormis l’annonce faite par les autorités quant au début du payement des rappels des salaires des enseignants contractuels recrutés en 2009. Une annonce faite, déplore ce dernier, après le dépôt par le CPRASE d’un préavis de grève de 48 heures pour le jeudi 22 et le vendredi 23 novembre 2012 et qui procède d’une tentative du gouvernement pour casser le mouvement des enseignants dans leur légitime réclamation d’un mieux-être.

Aussi devait annoncer Halidou, la grève des 22 et 23 novembre n’est rien d’autre qu’une grève pour interpeller le gouvernement par rapport à ses engagements et pour dénoncer le non respect du protocole d’accord CPRASE/Gouvernement du 15 avril 2012 et la discrimination faite aux enseignants contractuels, suite à la signature récente du protocole additionnel ITN/Gouvernement.

Ce pourquoi, le CPRASE, dans son préavis de grève en date du 13 novembre, exige non seulement du gouvernement, le respect strict des engagements pris par le gouvernement, mais également l’élargissement des indemnités de logement et de déplacement aux contractuels de l’enseignement.

Parmi les engagements pris par les autorités, il  y a entre autres, l’attribution d’une prime de craie qui est une prime spécifique aux enseignants ; la révision de la grille salariale en vue de la classification des salaires de base des enseignants contractuels ; le payement effectif des rappels des salaires des enseignants contractuels recrutés en 2009 et enfin, la relecture du décret 97-140 modifié de même que la finalisation du recrutement des enseignants contractuels à la Fonction publique au titre de l’année 2011.

D’ores et déjà, et ce, au moment même où se tenait l’assemblée générale de ce matin, le CPRASE a été appelé par les autorités en vue de poursuivre les négociations sur ses points de revendication. Ce qui a obligé le bureau du CPRASE à se scinder en deux afin de permettre à l’assemblée générale de se poursuivre tout en répondant à l’appel des autorités.

Education : Les enseignants en grève de 2 jours

La coordination du Cadre Permanent de Réflexion et d’Actions des syndicats  de l’Enseignement (CPRASE)  appelé les enseignants à une grève de 48 heures, à partir de ce mercredi 7 novembre 2012. Cette grève intervient quelques jours après la signature d’un protocole d’accord additionnel entre l’Intersyndicale des travailleurs du Niger (ITN) et le gouvernement. Ce protocole d'accord prévoit des indemnités et des primes aux agents de l'Etat.

Selon les conclusions du dernier accord additionnel, au titre de l'année 2012, les deux parties ont convenu de l'octroi d'une indemnité de transport et de logement aux agents fonctionnaires de l'Etat de tous les secteurs, à compter du 1er novembre 2012 ; la revalorisation de la prime de sujétion des enseignants contractuels de l'éducation exerçant effectivement les fonctions d'enseignement, de 5.000FCFA à 10.000FCFA, à partir du 1er novembre 2012 ; l'institution d'une indemnité de transport aux agents auxiliaires de la fonction de l'Etat, ne bénéficiant pas de moyens de transport mis à leur disposition pour un montant de 7.000FCFA, etc.

Pour l'année 2013, les parties conviennent de l'harmonisation de la prime de fonction qui devient prime de service public, par son extension aux fonctionnaires de l'administration des finances et à ceux des cadres de la santé publique et de l'action sociale, à compter du 1er janvier 2013.

Cette opération induira nécessairement du réaménagement des régimes des primes et indemnités spécifiques existants, sans que cela ne puisse consacrer une diminution du montant global actuellement servi à chaque agent. Il a été prévu également en 2013, la mise en place d'un dispositif cohérent de gestion des enseignants contractuels ; l'opérationnalisation du répertoire des emplois des agents de la fonction publique de l'Etat et définition des modalités d'octroi des primes et indemnités spécifiques, et la finalisation du processus d'adoption d'un régime général commun notamment la prime du service public en lieu et place de la prime de fonction, l'indemnité de logement et l'indemnité de transport, ainsi que la définition des régimes des primes et indemnités à caractère spécifique aux agents de l'Etat sur la base du répertoire des emplois élaborés.

Au titre de l'année 2014, les parties conviennent, en sus du régime général commun, de l'octroi de primes et indemnités à caractère spécifique aux agents de l'Etat sur la base du répertoire des emplois élaboré courant l'année 2014.

Mais selon le coordonnateur du CPRASE, Mounkaïla Halidou, cet accord loin de mettre fin à l’équité l’accentue encore plus. ‘‘Cet accord augmente l’iniquité entre les fonctionnaires car il ne prend pas suffisamment en compte les enseignants contractuels’’, estime M. Halidou.

Pire, Mounkaïla Halidou pense que le récent protocole d’accord additionnel ne tient pas du protocole d’accord entre le CPRASE et le gouvernement, le 15 avril dernier. Après cette signature le CPRASE s’est satisfait l’ensemble des 17 points de sa plate forme revendicative.

Rappelons qu’il s’agit entre autre de la question relative aux indemnités et primes qui sera pris en compte dans la loi de finance 2013, le parachèvement du recrutement dans la fonction publique des enseignants contractuels, la question de l’augmentation de 10% sur les pécules et la résolution du problème ayant court, à l’époque à Zinder.

‘‘Par rapport au non respect du protocole d’accord intervenu entre nous, et le gouvernement depuis le 15 avril 2012 et l’iniquité qui perdure dans l’accord additionnel signé vendredi dernier, nous avons décidé d’observer une grève de 48 heures’’, a ajouté M Halidou.

Cette grève intervient un mois seulement après la rentrée scolaire 2012-2013.

Forum national sur l’éducation : Le P.M Brigi Rafini reçoit les conclusions des travaux

Quelques jours après la tenue à Niamey du forum national sur l'éducation, les membres du présidium et du comité d'organisation dudit forum, se sont retrouvés, samedi 20 Octobre dernier au cabinet du Premier Ministre.

Lors de cette rencontre le présidium, dirigé par le Pr. Yénikoye Alhassane, a remis en main propre au premier ministre Brigi Rafini, le rapport général élaboré à l'issue du forum national.

Prenant la parole, le Pr. Yénikoye Alhassane, a tenue à apporter quelques éclairages sur le contenu dans le rapport. Ainsi, il a indiqué qu'il est un document composé de quatre parties dont la première est relative aux travaux en plénière, la seconde aux travaux en commission, la 3ème est une proposition de stratégie de mise en œuvre des recommandations et résolutions et la dernière partie est relative aux recommandations spéciales.

Pr. Yénikoye a relevé deux défis relatifs aux travaux du forum, celui de l'audace à mettre en œuvre les recommandations soulignant que « le succès est toujours l'enfant de l'audace» pour permettre à l'école nigérienne de progresser. Le second défi, selon lui, est celui de la valorisation des recommandations Issues du forum.

En effet l'aspect évoqué par le Pr. paraît très important pour les membres du présidium et du comité ad'hoc. M Yénikoye a insisté sur la nécessité de faire en sorte que le forum national sur l'éducation ne soit pas un forum de plus à l'image des autres foras.

« Ces travaux ne doivent rester lettres mortes et subir le sort des autres foras organisés par le passé», a-t-il souligné, avant de passer à la remise solennelle du document.

« L'Ecole est la priorité du Président de la République, comme il a tenu à le dire solennellement lors de son discours d'investiture et répéter à toutes les occasions », a rappelé le premier ministre.

Selon lui, « notre Déclaration de Politique Générale du 16 juin 2011 défendue devant la Représentation nationale a formalisé cet engament du Chef de l'Etat, et les actes concrets qui s'en sont suivis l'ont matérialisé ».

Le Premier ministre a ensuite dit toute sa satisfaction d'avoir dans ses mains ce document dont il a perçu la qualité au cours de la présentation du Président du présidium.

« Il est le produit d'un travail réalisé par des hommes et des femmes d'expérience et je vous en félicite tout en soulignant les recommandations pertinentes de sortie de crise pour l'Ecole nigérienne », a-t-il ajouté.

L'après forum et la mise en œuvre des recommandations constituent de l'avis du Premier ministre un aspect très déterminant. Il s'agit effectivement, comme l'a dit le Pr. Yénikoye, d'un défi, a reconnu Brigi Rafini.

Le chef du gouvernement a indiqué que si les autorités ont décidé d'organiser ce forum c'est pour aller dans le sens de la rupture, d'imprimer une nouvelle dynamique à l'Ecole nigérienne à travers les propositions attendues du forum.

«Nous avons noté ces recommandations et nous allons oser les mettre en application, sans rechigner, sans regarder les visages», déclaré le premier ministre.

Parlant du défi relatif à la valorisation des recommandations, le Premier ministre a indiqué qu'il s'agit d'un travail digne de mérite à prendre absolument en compte ajoutant qu'il ne ménagera aucune énergie pour donner suite au document dans l'intérêt de l'Ecole nigérienne.

«Nous allons nous mettre dès maintenant à la tâche pour étudier les modalités de mise en œuvre de ces recommandations», a promis le Premier ministre.

Education : Plusieurs établissements scolaires en grève à Niamey

DR

Deux jours à peine après la rentrée scolaire, plusieurs établissements scolaires de Niamey la capitale sont vidés par leurs élèves, qui ont rejoins les rues.

En effet, tôt hier jeudi, les élèves du CEG 35, CEG 11, Collège municipal, CEG Gamkallé notamment, ont quitté leurs écoles pour envahir les rues, qui brûlant des pneus, qui scandant des slogans dénonçant une rentrée scolaire 2012-2013 mal préparée.

Selon plusieurs sources, ces élèves s’insurgent contre le manque de fournitures scolaires, de tables bancs suffisants, de classes en paillotes non encore construites, des classes surpeuplées ou des écoles encore occupées par des sinistrées des dernières inondations.

‘‘Au niveau du Collège certaines classes comptent plus de cent élèves chacune. Certains élèves sont obligés de rester dehors car il n’y a pas de place’’, s’indigne Salifou Hamadou, un collégien de Niamey.

‘‘Cette rentrée scolaire est tout simplement politique. Rien n’est prêt pour accueillir les élèves, les maîtres et l’administration. Même les fournitures scolaires manquent et c’est maintenant que certaines classes sont en train d’être réfectionnées. En plus les revendications des syndicats des enseignants ne sont pas satisfaites. Cette année scolaire s’annonce houleuse’’, avertit Mounkaïla Halidou, un responsable syndical.

Récemment, la ministre en charge de l’éducation nationale avait pourtant annoncé, sur les ondes nationales, que tout été fin prêt pour la rentrée scolaire 2012-2013. Les faits semblent dire le contraire.

Cette situation ne risque t’elle pas de compromettre l’une des promesses du Président Mahamadou Issoufou, qui envisageait l’école obligatoire pour tous les Nigériens jusqu’à l’âge de 16 ans ?

Coopération : Plus de 6 milliards FCFA en faveur de l’éducation

Un contrat de financement de rehaussement du taux de scolarisation au Niger, d’un montant de plus de 6 milliards FCFA, a été signé vendredi dernier en le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l'Extérieur, Bazoum Mohamed et le directeur du département régional de la Coopération allemande pour l'Afrique subsaharienne, Klaus Müller.

Ce contrat de financement des activités du ‘‘Programme d'éducation primaire Phase 1’’ intervient suite au retour du Niger à la démocratie, ce qui a permis la reprise rapide de la coopération nigéro-allemande suspendue au lendemain du référendum de 2009.

Selon M. Bazoum, la signature du contrat de financement des activités du Programme d'éducation primaire Phase 1 revêt une importance capitale, car le secteur de l'Education, particulièrement l'école publique nigérienne, a besoin de moyens pour se développer.

Education : L’application de la gratuité de l’école tarde à se concrétiser

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Lors de sa prestation de serment il y a plus de 17 mois, le Président de la République Mahamadou Issoufou annonçait que l’école sera gratuite et obligatoire pour tous les Nigériens jusqu’à l’âge de 16 ans. A la veille de la rentrée scolaire 2012-2013 cet engagement tarde à se réaliser.

En effet, selon Adamou Garba, Coordonnateur du Comité de gestion scolaire(Coges), du 5ème Arrondissement, le caractère payant au niveau de l’école publique persiste encore. ‘‘Ce que les gens disent lors de campagne électorale est une chose, la réalité en est une autre. Si on dit que l’école est gratuite cela veut dire que c’est l’Etat qui se charge de la construction des écoles, de leurs équipements, du paiement des salaires des enseignants et de l’attribution aux élèves des fournitures scolaire. En réalité je doute fort que cela soit le cas aujourd’hui. Prenons juste un cas, les paillotes dans lesquelles les enfants prennent les cours sont construites par les parents d’élèves’’, explique M. Garba.

Pour Amadou Djibo, secrétaire à l’organisation du Synafen (Syndicat national des agents de la formation professionnelle et de l’éducation), ‘‘jusqu’à présent on continue à demander aux enfants surtout ceux du primaire d’apporter 100 ou 500 FCFA, selon les besoins. Alors à quoi rime donc la gratuité de l’école dans notre pays’’. Hamey Issaka, un parent d’élève vivant à Niamey dénonce ‘‘la démission des autorités’’. ‘’La réalité est là, il faut acheter les livres, les cahiers et donné de tant en tant de l’argent aux enfants pour apporter à l’école, soit pour construire des classes en paillotes ou pour d’autre besoins de l’école. En fait l’école n’est gratuite que sur le papier. Il y a une démission de l’état par rapport aux secteurs sociaux comme l’éducation’’, s’indigne t-il.

Au Niger tout laisse à croire que la gratuité de l’école n’est pas pour demain.

Education : Le Cprase menace de bloquer la rentrée scolaire 2012-2013

DRLa Coordination du cadre permanent de réflexion et d’actions des syndicats de l’enseignement (CPRASE), réunie en session ordinaire le samedi 4 août dernier, pour examiner le niveau d’exécution du protocole d’accord CPRASE-Gouvernement du 15 avril 2012, a rendu publique une déclaration, le 11 août dernier, lue par le Coordonnateur, Mounkaïla Halidou.

Selon cette déclaration, plus de 3 mois après cette signature, le CPRASE constate le non respect de plusieurs points sur lesquels le gouvernement s’est engagé et cela malgré les interpellations des médiateurs et des ministres en charge de l’éducation.

Il s’agit entre autres : du rappel sur salaires des enseignants engagés depuis 2009 ; de l’octroi d’un prime de craie aux enseignants ; de la relecture des décrets 97-140 et celui du 21 mars 2012 afin de corriger toutes les distorsions susceptible de consacrer une réduction des salaires des enseignants ; de la classification des emplois et des salaires des enseignants contractuels et de l’adoption d’une grille spéciale aux enseignants.

« En plus, estime M. Halidou, ni la poursuite des négociations encore moins la mise en place du comité de suivi, malgré l’insistance du CPRASE, n’ont pu voir le jour en raison de la mauvaise foi du gouvernement. Le Cadre ne saurait accepter cette situation.»

C’est pour toutes ces raisons que les enseignants contractuels : exigent du gouvernement le respect de tous ses engagements contenu dans le dit protocole d’accord avant la rentrée 2012-2013 et interpellent ce dernier sur sa responsabilité à éviter détérioration du climat social dans le secteur de l’éducation.

Enfin tiennent les autorités pour responsables de toute perturbation qui connaîtra prochainement l’école publique du fait du non respect de leurs engagements envers les enseignants contractuels. Cette déclaration intervient à quelques semaines de la rentrée scolaire 2012-2013 prévue en début octobre prochain.

Religion : Début ce vendredi du Ramadan au Niger

Selon l’Association islamique du Niger, le croissant lunaire a été aperçu hier jeudi, dans les régions de Dosso, Tillabéri et Maradi. Ainsi, indique ladite association, les musulmans du Niger doivent observer à partir de ce vendredi 29 ou 30 jours de jeûne.

Durant ce mois de jeûne, les musulmans du monde entier s’abstiennent de boire, de manger et d’approcher les femmes de l’aube au crépuscule. Au couché du soleil, les pratiquants peuvent à nouveau se nourrir jusqu’à l’aube.

Sauf exception, tous les musulmans doivent faire le Ramadan. Seuls les malades et les non croyants sont autorisés à déroger à la règle de l’un des cinq piliers de l’Islam. Le mois de jeûne qui débute ce vendredi 20 juillet prend fin le 20 août.

Enseignement professionnel : 1.594 candidats à l’assaut du BTS d’Etat

DRLes candidats à l'obtention du Brevet de Technicien Supérieur (BTS d'Etat), session 2012, sont depuis lundi face aux épreuves. Cette année, ce sont 1.594 candidats dont 41 de nationalités étrangères qui affrontent les épreuves dans sept (7) filières.  C’est le ministre des Enseignements Moyen et Supérieur et de la Recherche Scientifique, Mamadou Youba Diallo, qui a procédé au lancement des épreuves au centre du Lycée Issa Korombé de Niamey. S'adressant aux candidats, le ministre leur a prodigué de sages conseils tout en leur souhaitant bonne chance.

Dimanche, à la veille de ces examens, le ministre Mamadou Youba Diallo a prononcé un message dans lequel il a précisé que les candidats sont répartis dans 5 jurys avant de présenter ses sincères remerciements à tous les acteurs de l'éducation, pour le rôle déterminant qu'ils ont chacun joué pour le bon déroulement de l'année scolaire. Il a également félicité le corps professoral pour les efforts consentis tout au long de l'année, les parents d'élèves et les fondateurs des écoles professionnelles pour leur sens de responsabilité.  «Je reste convaincu que chacun dans sa sphère de responsabilité mettra tout en œuvre pour faire de l'organisation de cet examens une réussite totale», a dit le ministre Diallo.

Selon Iddé Bébé Hassane, le directeur des examens et concours du supérieur, « pour le bon déroulement des examens, cette des nouvelles mesures ont été prises comme l’interdiction des cellulaires dans les salles d’examens. »

Contactés par la télévision Niger 24, plusieurs candidats ont affirmé que les 1ères épreuves ont été abordables et ceux-ci espèrent de même pour les autres à venir. L’examen se poursuivra jusqu’au vendredi prochain.

Le BTS d'Etat est un diplôme équivalent au BAC + 2, homologué par l’Etat qui ouvre directement la porte d’embauche.

 

Education : Le Synafen organise une excursion éducative

Le Syndicat national des agents de la formation et de l’éducation du Niger (Synafen), organise depuis le 4 juillet une colonie de vacances au profit de plusieurs élèves nigériens. Plusieurs pays dont le Bénin, le Ghana, le Togo sont au programme de cette excursion-découverte.

Pour M. Almoustapha Moussa, secrétaire général du Synafen, « après 9 mois de travail, les élèves ont besoin de se reposer, de se distraire, de découvrir d’autres horizons, de se cultiver et d’échanger, c’est pour cela que cette caravane à été organisée. Cela entre aussi dans le cadre de notre devise : ‘‘un esprit nouveau, des pratiques syndicales nouvelles’’».

Les parents d’élèves, les encadreurs et les élèves ne cachent pas leurs satisfactions pour cette initiative. « Je crois que c’est une bonne chose car cela permettra à nos enfants de découvrir d’autres valeurs et d’autres cultures », explique Maazou Sani, un parent d’élève. Nafissa Oumarou, encadreur de son Etat est du même avis car pour elle, « l’intérêt est de faire découvrir aux enfants nigériens d’autres horizons et ce qui nous motive le plus c’est la mobilisation des parents qui sont venus en masse inscrire et accompagner leurs enfants ».

Cette excursion qui durera 15 jours et qui permettra la découvertes de sites historiques, de musées et autres lieux célèbres est la 1ère du genre organiséé par un syndicat de l’éducation.

828 nouveaux gardes sous le drapeau

828 élèves dont 87 femmes des Forces nationales d’intervention et de sécurités (FNIS) de la promotion 2011, ont fait leur sortie, hier jeudi, après plusieurs mois de formation au niveau du camp d’instruction des FNIS. Après avoir défilés et esquissés quelques techniques de combat, sous les applaudissements d’un public enthousiaste, les nouveaux porteurs de tenues de la garde nationale ont reçus des conseils donnés par le ministre en charge de l’intérieur M. Abdou Labo.

« Sachez que le drapeau que vous avez devant vous est celui de la République du Niger, vous devez le défendre jusqu'au sacrifice suprême, ayez constamment à l'esprit l'intérêt du Niger » a dit le ministre aux 828 hommes et femmes qui intègrent, à partir de cette cérémonie, la famille de la Garde nationale après une brillante formation.

Le ministre a insisté sur leur devoir de servir loyalement la Nation nigérienne avec honneur et discipline avant de leur souhaiter une bonne carrière et les assurer de la disponibilité et de la sollicitude du gouvernement à mettre l'ensemble des FDS dans les conditions idoines d'exercice de leur métier et d'accomplissement de leurs missions.

Quant au Haut commandant de la Garde nationale du Niger, le lieutenant colonel Oumarou Tawaye, il a rappelé la lourde responsabilité qui est celle des 828 élèves dans un contexte de défis et menaces sécuritaires multiples. Il leur a également rappelé que si le destin les a choisis parmi plus de 3.000 candidats pour être dans la promotion 2011 de la Garde nationale, ils doivent en être fiers et servir avec honneur leur pays en mettant en pratique les théories acquises au centre dans la discipline et la cohésion.

Le commandant du centre d'instruction le capitaine Salissou Mahamane a de son côté mis en exergue la qualité de la formation reçue par les élèves après avoir passé huit (8) mois dans le domaine technique et dans celui des droits de l'homme. L'accomplissement de la formation est, pour le capitaine Salissou Mahamane, la preuve de leur aptitude à servir.

La cérémonie a pris fin en beauté par la remise des coupes et des prix aux compagnies et aux élèves qui se sont distingués au cours de la formation de la promotion 2011.

 

Proclamation des résultats du BAC 2012 au jury N° 12

Depuis dimanche dernier, les résultats du BAC 2012 ont commencé à tomber. Le jury 12 du Lycée Issa Korombé  était le dernier à livrer ses résultats hier mercredi. Si pour certains la joie à fait place au stress pour d’autres c’est la déception et la tristesse.

Selon les résultats proclamés par le président dudit jury, sur les 394 candidats qui se sont présentés, séries A4 et A8 comprises, 105 sont admis au 1er groupe communément appelé ‘‘Ecrit’’ et 93 admis au 2nd groupe ou ‘‘Oral’’ dont les épreuves sont prévues pour ce samedi 30 juin 2012. Sur l’ensemble du territoire national, au total 22.658 candidats,  ont suivis cette année les épreuves pour l’obtention du 1er diplôme universitaire. Cette année encore, aucun incident, aucune irrégularité n'ont été enregistrés, et les examens se sont déroulés dans un climat de «parfaite sérénité», selon plusieurs présidents de jury.

En attendant les résultats définitifs et globaux du BAC  2012, rappelons que le taux de réussite aux examens du baccalauréat 2011 était de 40,09 pour cent, nettement en hausse par rapport aux résultats enregistrés depuis 10 ans.

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