Niger 24

mardi 21 mai 2013

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Société : Les agents de santé obtiennent un accord avec le gouvernement qui évite de justesse une nouvelle grève

Photo DRC’est peut-être le bout du tunnel dans le bras de fer qui oppose le gouvernement aux trois syndicats du secteur de la santé, avec la signature de ce protocole d’accord. Cet accord est intervenu après des heures de négociations qui se sont déroulées sous l’égide du CNDS, de l’USTN, de la CDTN et en présence du Premier ministre.

Ainsi, selon les termes de l’accord, « les deux parties sont d’avis que la question des ristournes octroyées au personnel de la santé et de l’action sociale, à  base des perturbations observées ces derniers jours, relève d’un contentieux non vidé, résultant des difficultés d’application des dispositions pertinentes de la loi des finances de l’année 2001 ».  Aussi, préoccupés par les conséquences de ce conflit, sur la santé et sur la vie de la population, « les deux parties décident d’œuvrer et ensemble et de tout mettre en œuvre afin de ramener la sérénité dans le secteur ».

Avec cet accord, explique Mme Ali Mariama Elhadji Ibrahim, ministre de l’Éducation Nationale et ministre de la Santé par intérim, c’est un vide juridique qui vient d’être comblé. Un vide juridique, créé et entretenu, selon elle, depuis 2001, par les régimes précédents.

Suite à cela, poursuit cette dernière, « le gouvernement s’engage à régulariser l’acte qui octroi les ristournes aux différents agents de la santé qui sont au niveau des centres régionaux hospitaliers et des maternités de référence ».

Grâce à la signature de ce protocole d’accord, certes, les trois syndicats lèvent leur mot d’ordre de grève déposé pour la semaine prochaine mais il faut dire que cet accord n’est qu’un engagement car le gouvernement va soumettre très prochainement, un projet d’accord pour discussion et adoption. Auquel cas, on risquerait de retomber dans les mêmes situations d’avant l’accord. D’où le souhait des deux parties de voir les députés entériner cet accord.

Niger : Des implantations illégales rasées sur un terrain appartenant à l’aéroport de Niamey

photo DRDeux semaines après la fin de l’ultimatum adressé aux habitants occupant les lieux, les autorités mettent leur menace à exécution. Un premier tracteur, puis un deuxième, sous la supervision d’un huissier de justice encadré par un dispositif sécuritaire très imposant, démolissent les maisons construites illégalement. Les habitants ramassent ce qu’ils peuvent, avant d’assister impuissant, à la destruction de leurs maisons.

Une à une, les maisons s’écroulent comme des châteaux de cartes sous la puissance des bras mécanique. Certains en finition, d’autres en cours.

Les prières, les pleures, rien n’attendrissent les agents. Certaines personnes utilisent tous les moyens nécessaires pour empêcher la démolition, jets de pierres, constitution de boucliers humains, cependant, rien n’y fait car face à cette résistance, la police procède à la sommation avant de disperser les habitants pour permettre aux pelleteuses de poursuivre leur travail.

Plus d’une dizaine de chantiers, aux environs de 10 heures, sont redevenus du sable, d’autres le seront en cours de journée.

Pour rappel, ces titres fonciers appartiennent à l’ASECNA et devront servir à l’extension de l’aéroport de Niamey. Des titres fonciers occupés illégalement et pour lesquels un communiqué avait été rendu public par le ministère des transports demandant aux occupants illégaux des lieux, d’évacuer.

Selon nos informations, des rencontres avaient eu lieu avec les représentants des habitants, sommés de quitter les lieux avant que cette opération de démolition n’ait lieu, sous le quadrillage de la police, de la gendarmerie et de la garde nationale.

« À aucun moment, je dis bien à aucun moment, Bazoum n’a opéré ce transfère ! À aucun moment, sa fille qui est étudiante en France n’a été interpellée par qui que ça soit ! »

Photo niger24C’est le démenti formel apporté, ce18 mai, par Me Illo Issoufou, avocat du ministre des Affaire Etrangère, Bazoum Mohamed, en réponse à un article intitulé : « La fille d’un ministre d’Etat nigérien pris au piège ! », paru dans l’hebdomadaire L’Actualité du 15 mai 2013. Un article dans lequel, il était fait cas, de la fille d’une haute personnalité, un ministre de la république de surcroit, qui aurait été appréhendée en France avec plus d’1 milliard de nos francs.

Certes, Bazoum Mohamed n’a en aucun cas été cité nommément dans cet article, mais les allusions étaient suffisamment claires. Surtout lorsque l’auteur procédant par élimination, supprime trois des quatre ministres d’Etat que compte le gouvernement, à savoir, Amadou Boubacar Cissé, Abdou Labo et Omar Hamidou Tchiana, dit Ladan,  pour se retrouver avec le seul qui n’ai été nommé, en l’occurrence, Bazoum Mohamed.

Poursuivant sur la même lancée, l’auteur de l’article explique, après avoir identifié le paternel de notre jeune milliardaire, qu’en fait, cette dernière n’avait servi que de relai pour cette transaction, « dont elle ignore les moindres détails ». Selon L’Actualité, celle-ci serait en ce moment même, entre les mains des services français, chargés de la répression de l’enrichissement illicite et du blanchiment d’argent.

Autant d’assertion que Me Illo s’est attelé à démonter, en démontrant dans un premier temps que Bazoum, qui, dans le cadre de son ministère ne peu en aucun cas disposer d’une telle somme d’argent car,  n’étant pas directement en contact avec les services financiers, ou de quelconques milieux d’affaires qui auraient pu lui procurer un tel montant n’a nullement pu disposer de cet argent à plus forte raison, le transférer à sa fille, qui elle-même, par la disposition des choses n’aurait en aucun cas pu bénéficier d’un tel montant.

Pour Me Illo Issoufou, manifestement, l’objectif du journal incriminé est tout simplement de nuire et d’attenter à la personne de Bazoum Mohamed, ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères et de surcroit, président du parti le plus important du pays. Et en des termes très durs, celui-ci a dénoncé l’acharnement contre son client, en expliquant qu’en réalité, à travers lui, c’est le régime de la 7ème république qui est, en réalité, attaqué.

Eu égard à ces allégations contre son client, celui-ci se dis , en substance, favorable à la réouverture du débat sur la libéralisation du métier de la presse, tout en prévenant que l’affaire n’allait pas en rester là, puisqu’il prévoit de porter plainte pour, « taire définitivement ce qui a été dit sur Bazoum, ce qui a été dit sur la 7ème république…afin que judiciairement, il soit établi que ce qui a été dit, c’est de la diffamation et de l’injure ».

 

Vives tensions à la Rive-droite : Les autorités préparent en catimini le déguerpissement des commerçants de la Route-Torodi

La Route de Torodi, sur la rive droite sera débarrassée des boutiques et autres occupants qui y sont installés de part et d’autre. Ce n’est encore qu’une rumeur mais voilà, le bouche à oreille à fait soin travail. Et il n’en fallait pas plus pour susciter une vive inquiétude chez les concernés.

C’est le cas de Faroukou Tidjani, un boutiquier de la place qui dit n’être informé de rien. Tout au plus, explique-t-il, « il y a deux jours, des gens sont venus marquer nos boutiques ». Selon la rumeur, poursuit-il, « d’ici  la semaine prochaine, probablement vers le 25 mai, on va nous déloger mais jusqu’à présent, ni les autorités communales, encore moins le gérant du marché, personne n’est venu nous parler de ça ».

Des marques rouges sur les boutiques, les poteaux électriques et des panneaux publicitaires, c’est tout cela qui rajoute à l’inquiétude de ces commerçants qui, comme Fofana Cissé, n’hésitent pas à exprimer leur colère. Avant de marquer nos boutiques, pour quoi que ça soit, s’insurge ce dernier, « on devrait nous avertir, du moment où ces espaces, nous les avons achetés auprès de la mairie. Malheureusement, jusqu’à présent, on n’a vu personne ! »  Il a juste qu’avant-hier, « le gérant du marché est passé. Nous l’avons salué, et tout de go, il nous a demandé si nous nous étions prêts pour le déguerpissement ? »

Le maire du 5ème arrondissement que nous avons approché n’a pas voulu se prononcer sur la question, tout au plus a-t-il confirmé, des travaux d’élargissement de cette voie sont bel et bien prévus pour le 1er juin 2013. Ce qui laisse présager un bras de fer autour de route Torodi qui est l’une des principales voie d’accès des camions de marchandises, en provenance, notamment, du Burkina Faso.

Exploitation minière au Niger : Le ras le bol des anciens mineurs !

Photo niger24Ce sont des anciens travailleurs des mines véritablement remontés qui étaient face à la presse hier après midi. Une rencontre au cours de laquelle il était question pour les membres du bureau exécutif national de l’Association des anciens travailleurs du secteur minier et Familles (ATSM/F) RAKKIYA, d’éclairer, essentiellement, les citoyens sur : la gestion des sociétés minières du groupe AREVA, les droits socio professionnels des assurés de la CNSS, les impacts environnementaux et sanitaire des ex agents des sociétés minières d’AREVA (cas de l’OSRA) et l’emploi et l’insertion des ex mineurs et leurs familles.

C’est en des termes très durs que le président de l’association Samba Ali Hima a dénoncé ce qu’il qualifie de violation des conventions et de non respect et de tous les engagements auxquels ont souscrit l’ATSM/F et ses partenaires notamment l’OSRA, AREVA Mines-Niger et ses affiliés. C’est aussi en des termes tout aussi durs qu’il dénonce, « la médiocrité » dont font preuve les représentants et autres responsables de ces structures et du ministère de la santé, en l’occurrence, le Professeur Nouhou Hassane président du Conseil d’administration de l’OSRA et Kourmo Ibrahim DGA de AREVA Mines-Niger, dont il fustige le comportement « indécent »,  pour avoir créé une situation et un cadre de parfait comploteurs contre les intérêts du Niger et celui des anciens travailleurs du secteur minier. Un comportement qui se traduit selon ce dernier, « par un refus du comité médical des médecins du groupe AREVA et de l’OSRA d’indemniser les victimes des rayonnements ionisants dû à la radiation liée à l’uranium ».

Tout en interpellant le Président de la république et le gouvernement sur la situation de l’ensemble des habitants de la région d’Agadez et de tous les riverains de l’axe du transport de l’uranate vers les pays portuaires voisins du Niger, le vice président de l’ATSM/F prévient : « Cette déclaration est un avertissement ! ». Un avertissement, « à l’ensemble des acteurs du secteur de l’exploitation de l’uranium dans notre pays et aussi, et surtout, au gouvernement et à son premier chef, qui est le Président de la république ».

D’ores et déjà, en plus de l’exigence de la prise en charge des anciens miniers atteints de maladies liées à l’exploitation minière, l’ATSM/F, exige, une part, s’il en est, dans les redevances minières – et que cela soit rétroactif à compter de 2009 –, de même qu’une part de quota dans les recrutements aux différents postes d’emplois.

Si rien n’est fait d’ici la semaine prochaine, l’ATSM/F dit prendre désormais toutes ses responsabilités. Elle se dit prête à entreprendre les actions qu’il faut pour effectivement se faire entendre par les autorités concernées. Une plate-forme revendicative sera élaborée et rendue publique à cet effet.

Niger : Les agents des mines et de l’énergie donne 3 jours aux autorités pour satisfaire leurs revendications

Photo niger24Trois jours, c’est le délai que donne le Syndicat national du personnel des administrations chargés des mines et de l’énergie (SYNPAMINE) à leurs autorités de tutelle pour satisfaire leurs revendications. L’annonce a été faite au cours d’un point de presse animé ce 14 mai 2012, par le secrétaire général de ce syndicat, Souleymane Illiassou Magagi.

Ainsi, selon ce dernier, le ministère des Mines et du Développement Industriel et celui de l’Énergie du Pétrole ont jusqu’au 17 mai 2013 pour satisfaire leur plate-forme revendicative.une plate forme en 10 points sur laquelle s’est largement appesanti le SG du SYNPAMINE, après avoir évoqué les différents protocoles, recommandations, résolutions et autres correspondances signés avec les ministres concernés ou adressés à ces derniers et ce, depuis le congrès de décembre 2012.

Les revendications du SYNPAMINE vont de l’exigence de la finalisation, de l’adoption et de la mise en œuvre immédiate du Plan de formation 2012-2014 au ministère des Mines, à la dotation des deux ministères en matériels de travail, en groupes électrogène et le renouvellement des deux ascenseurs. Ceci, en passant notamment par la situation des fonds de promotion et formations minières de même que celui des projets de recherches pétrolières au 30 avril 2013.

En vue de tenir compte des recrutements à venir – 112 nouveaux agents à recruter prochainement –, ce qui va quasiment doubler le personnel du ministère de l’Énergie et du Pétrole, le syndicat demande le rehaussement de 40 à 60% de la part réservée à la formation sur les fonds précités.

Entre autres, il exige également, l’adoption du statut particulier du cadre des mines ; la mise en place de la couverture maladie ; la dotation du ministère des Mines et du Développement industriel en véhicules de pool et de terrain.

À en croire Souleymane Illiassou Magagi, toutes ces revendications ne sont pas superflus encore moins fortuites, eu égard aux conditions de travail des agents de ces deux ministères. Des agents qui manquent souvent du strict minimum que sont les équipements individuels de protection pour ceux qui vont sur le terrain. Ou encore, eu égard aux nouvelles exigences du secteur qui demande davantage de compétences et d’expertise. Au cours de ce point de presse, le SYNPAMINE était plutôt réservé sur les actions qu’il entendait mener à l’issue de son ultimatum mais en bon syndicat, il dit tenir les autorités responsables de tout ce qui pourrait advenir.

Plate-forme revendicative du SYNPAMINE

Le Bureau Exécutif National du SYNPAMINE

Exige :

Au plus tard le 17 mai 2013

  1. La Finalisation et l’Adoption du plan de formation 2012-2014 au MM/DI suivie de sa mise en œuvre immédiate;
  2. La Validation, par la signature du Ministre,  du plan de formation 2012-2014 du MEP suivie de sa mise en œuvre immédiate ;
  3. La situation des fonds «Formation et promotion Minière 3801» et « Projet de Recherches Pétrolières »  au 30 avril 2013 ;
  4. La Révision des Arrêtés régissant le fonds «Formation et promotion Minière 3801 » et le fonds « Projet de Recherches Pétrolières » pour rehausser de 40 à 60% la part réservée à la Formation et cela pour tenir compte du prochain  doublement de l’effectif du MEP et de l’augmentation de près d’un quart de l’effectif du MM/DI ;
  5. l’Adoption de l’Arrêté portant Organisation et attributions des services centraux du MM/DI ainsi que la nomination des Directeurs, chefs de Division et chefs de Service ;
  6. La modification de l’Arrêté portant organisation et attributions des services centraux les nominations des chefs des services au MEP ;
  7. L’adoption du statut particulier du cadre des mines ;
  8. La mise en place de la couverture maladie ;
  9. La dotation du Ministère des Mines et du Développement Industriel en véhicules de Pool et de terrain ;

10.  La dotation des deux Ministères en matériels de travail, en Groupes Electrogènes et le renouvellement du 2ième ascenseur.

 

 

Fait à Niamey le 13 mai 2013

Pour le BEN

Le Camarade Secrétaire Général

Niger : Le CICR offre 12 chaises roulantes à la FENISPHA en vue de relancer la pratique du handibasket

photo niger24Hier, 8 mai 2013, la communauté internationale a célébré la Journée internationale de la Croix Rouge. Une journée qui coïncide avec le 150ème anniversaire de la création du Comité international de la croix Rouge (CICR) et qui marque surtout d’une pierre blanche, 50 ans d’activités de la Croix-Rouge nigérienne, au service de l’humanitaire.

Pour marquer cette journée d’une empreinte particulière, en marge des multiples manifestations qui ont eu lieu pour célébrer cette journée, la délégation régionale du CICR pour le Niger, a procéder à la remise d’un don de 12 chaises de basquet à la Fédération nigérienne de sport pour personnes en situation de handicap (FENISPHA). Un don complété par 12 ballons et un jeu de 20 vestes fluorescentes.

Selon Pascal Porchet, chef de délégation adjoint au CICR,  ces 12 chaises visent à relancer la pratique du basket par ces jeunes en situation de handicap physique et du coup améliorer leur condition physique. Toutefois, selon Harouna Ousmane, président de la FENISPHA, ce geste vient mettre fin à 3 ans de léthargie. Trois longues années au cours desquelles, ces jeunes passionnés, malgré leur état physique, n’ont pu pratiquer ce sport pour cause de vétusté du matériel, les derniers fauteuils mis à sa disposition par le ministère des Sports datant de 2006.

Ce geste du CICR en direction des personnes en situation d’handicap n’est pas le premier car dans le cadre de son programme de réadaptation physique à travers le centre d’appareillage orthopédique de l’hôpital national de Niamey, il a permis d’appareiller 77 personnes. Parmi celle-ci, plusieurs blessés de guerre auxquels il permet de retrouver la dignité et de jouer un rôle actif dans la société.

Niger : Un avion militaire nigérian s’écrase et provoque la mort de ses deux occupants

Un avion de chasse nigérian, un Alpha-jet notamment, s’est crashé hier, 6 mai 2013, aux abords du village de Dargol à une cinquantaine de km de Niamey. Le crash s’est produit vers 13h05 (12h05GMT), provoquant la mort des deux pilotes à son bord.

Selon un communiqué de l’état major nigérian, cité par le site d’information maliactu.net, l’appareil fait partie des quatre avions de chasse engagés par le Nigeria au Mali, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA).

Selon toujours ce communiqué, l’avion n’était « pas en mission de combat » et n’aurait pas été abattu. A Niamey où est basée la flotte nigériane, on évoquerait plutôt une panne technique pour expliquer cet incident qui se produit pour la première fois sur le sol nigérien.

A noter que depuis le début des opérations au Mali, en janvier, le Niger sert de base aux avions militaires français, tchadiens et nigérians, sans compter les drones américains qui utilisent l’aéroport de Niamey pour lancer les offensives en vue de déloger les islamistes occupant le Nord Mali.

Conseil des ministres : Adoption de plusieurs projets de loi, dont celui portant première rectification de la loi n° 2012-64 du 20 décembre 2012 portant loi de finances pour l'année budgétaire 2013

« Le Conseil des ministres s'est réuni, hier, lundi 06 mai 2013, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.
Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I- AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL.


Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de loi modifiant et compétant la loi n° 2006-26 du 9 août 2006 modifiant l'ordonnance n° 93-16 du 02 mars 1993 portant loi minière.
L'ordonnance n° 93-16 du 2 mars 1993 portant loi minière modifiée et complétée par la loi n° 2006-26 du 9 août 2006 a prévu en son article 95 (nouveau) une répartition des recettes minières entre l'Etat (85%) et les communes des régions concernées (15%) pour le financement du développement local. Cette disposition exclut les régions collectivités territoriales de cette répartition alors même qu'elles concourent, de par la loi, au même titre que les communes, au développement économique, social et culturel de la région. Pour financer ces actions, le code général des collectivités territoriales a prévu au titre des principales recettes des régions collectivités territoriales, la redevance minière.
Afin de permettre aux régions collectivités territoriales de bénéficier de ces recettes minières, la prise en compte des régions en tant que collectivités territoriales dans la répartition s'avère nécessaire. Le présent projet de loi est pris pour satisfaire à cette exigence légale.
Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

- AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENERGIE ET DU PETROLE.


Le Conseil des ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
2.1. Projet de loi modifiant et complétant la loi n° 2007-01 du 31 janvier 2007 portant Code Pétrolier.
La loi n° 2007-01 du 31 janvier 2007 portant Code Pétrolier a prévu, en son article 146 une répartition des recettes pétrolières entre l'Etat (85%) et les communes des régions concernées par les opérations pétrolières (15%) pour le financement du développement local. Cette disposition exclut les régions en tant que collectivités territoriales de cette répartition alors môme qu'elles concourent, de par la loi, au même titre que les communes, au développement économique, social et culturel de la région. Afin d'assurer le financement de ces actions, le code général des collectivités territoriales en République du Niger a prévu au titre des principales recettes des régions collectivités territoriales, la redevance pétrolière.
Pour permettre aux régions collectivités territoriales de bénéficier de ces recettes pétrolières, il convient de modifier et de compléter la loi n° 2007-01 du 31 janvier 2007 portant Code Pétrolier pour les prendre en compte dans la répartition.
2.2. Projet de loi portant sur le raffinage, l'importation, l'exportation, le transit, la réexportation, le stockage, le transport massif, la distribution et la commercialisation des hydrocarbures et des produits dérivés.
Le présent projet de loi a pour objet de réglementer en République du Niger le raffinage, l'importation, l'exportation, le transit, la réexportation, le stockage, le transport massif, la distribution et la commercialisation des hydrocarbures et des produits dérivés. Il prévoit en outre, les mécanismes qui permettent de prendre en compte les collectivités territoriales des régions de raffinage dans le partage des recettes tirées de cette activité.
Ainsi, les recettes pétrolières constituées par la taxe Intérieure sur les produits pétroliers sont reparties comme suit : 85% pour le budget national ; 15% pour le budget des Collectivités territoriales de la région concernée par les activités du raffinage pour le financement du développement local.
Ces présents projets de lois seront transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

III. AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de loi portant première rectification de la loi n° 2012-64 du 20 décembre 2012 portant loi de finances pour l'année budgétaire 2013.
La loi n° 2012-64 du 20 décembre 2012, portant loi de finances pour l'année budgétaire 2013 a arrêté initialement le budget général de l'Etat, en recettes et en dépenses à la somme de 1.331,24 milliards de francs. Ce budget s'inspire des grandes orientations de la Déclaration de Politique du Gouvernement visant notamment la promotion de la bonne gouvernance, la prise en charge de la sécurité des personnes et des biens, le développement social et la réalisation d'une économie de forte croissance et de développement durable. Il est bâti sur l'hypothèse d'un taux moyen de croissance du PIB de 8,6% en 2013 en considération des aspects tels que le renforcement de la stabilité politique, du climat social et sécuritaire, la poursuite de la réalisation et de la modernisation des infrastructures favorisant la croissance et l'emploi et le renforcement des capacités de l'administration publique.
Cependant, les inscriptions budgétaires initiales se sont avérées insuffisantes, avec la situation sécuritaire qui prévaut dans la sous-région et en particulier l'intervention des forces armées au nord Mali. Prenant en compte cette situation, le gouvernement envisage d'accroître les dotations budgétaires des forces de défense et de sécurité de moyens supplémentaires à travers des dotations budgétaires d'un montant de 25 milliards de FCF A.
Par ailleurs, le gouvernement entend poursuivre l'exécution du programme de renforcement des infrastructures publiques notamment par une dotation additionnelle de 24,1 milliards pour la construction des classes et des centres de formation professionnelle, 3 milliards pour le renforcement du plateau technique des formations sanitaires, environ 3 milliards pour la construction du marché de Maradi, le renforcement des infrastructures de transport pour 1,2 milliards, les voiries de Dosso pour 500 millions, ainsi que 3,86 milliards au titre de nouvelles contreparties aux projets d'investissements.
Les modifications apportées à la loi de finances initiale 2013 se résument comme suit :
- en matière de recettes : les prévisions de recettes ont connu une augmentation nette de 80,14 milliards. Cette augmentation résulte des opérations suivantes :
• une inscription d'un montant de 50 milliards au titre des obligations du trésor pour faire face à certaines dépenses d'investissements de l'Etat ;
• des prévisions de recettes nouvelles au titre des projets financés par des partenaires au développement pour un montant de 30,14 milliards, dont 12,26 milliards pour les ANR et 17,88 milliards pour les emprunts projets.
- en matière de dépenses : des annulations de crédits d'un montant de 53,87 milliards et des ouvertures de crédits de 134,01 milliards, pour faire face notamment aux dépenses de sécurité, aux dépenses nouvelles de construction des infrastructures, aux contreparties aux projets d'investissements, et entériner les réaménagements de crédits proposés par les structures administratives.
La prise en compte de l'ensemble des modifications induit un accroissement du budget général de l'ordre de 6%, passant de 1.331,24 milliards initialement à 1.411,38 milliards dans la présente loi de finances rectificative, soit une augmentation de 80,14 milliards, dont 78,08 milliards consacrés aux investissements.
Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

IV. COMMUNICATIONS.


Le Conseil des ministres a entendu trois (3) communications :
- deux communications de Son Excellence, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement :
- la première communication porte sur la mission qu'il a effectuée à Diffa, le samedi 27 avril 2013 ;
- la deuxième communication porte sur la situation des victimes des inondations de l'année 2012.
Il ressort de cette communication, qu'en prévision de la saison hivernale 2013, des actions de soutien aux victimes de ces inondations sont prévues pour démarrer immédiatement dans les régions de Tillabéry, Niamey, Dosso et Diffa.
Au terme de ladite communication, le Conseil des Ministres a décidé de l'allocation de crédits destinés à appuyer les populations touchées pour leur relogement, mais aussi pour viabiliser les sites d'accueil de celles qui ont dû quitter leurs villages d'origine.
L'étendue des dégâts subis, et le nombre de victimes, sont les clés de répartition de ces crédits, et les opérations seront conduites sous la supervision des comités locaux de prévention et de gestion des inondations.
- une communication du ministre d'Etat, ministre du Plan, de l'Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire relative d'une part à la mission qu'il a effectuée à la Banque Mondiale et à Exim Bank de Chine et d'autre part à la rencontre avec le gouvernement Turc sur le processus d'avancement du projet de construction de la route dite des Istanboulawa.
- une communication du ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l'Information sur le processus d'attribution de deux licences 3G et 4G.
L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a levé la séance. ».

Source: lesahel.org

 

Coopération : Le président Issoufou en visite de travail et d'amitié en Allemagne

Du 7 au 9 mai 2013, le président de la république M. Issoufou Mahamadou, effectue une visite en République Fédérale d’Allemagne. Une visite au cours de laquelle il sera amené à rencontrer plusieurs hautes personnalités du pays dont, la Chancelière, Angela Merkel, le 8 mai.

Dans une interview accordée au quotidien gouvernemental, Le Sahel, en prélude à cette visite, l’ambassadeur du Niger en République Fédérale d’Allemagne, Mme Gaoh Aminatou Batouré, a situé l’importance de cette visite qu’elle qualifie même d’historique, en ce sens, « qu’elle vient commémorer, avec décalage, les 50 ans de relation d’amitié et de coopération qui lient notre pays à la République Fédérale d’Allemagne ».

En effet, la coopération nigéro-allemande date, certes, de 1962, mais encore faudrait-il le préciser, c’est la première fois qu’un Chancelier allemand reçoit un chef d’Etat nigérien.

De 1962 à 2008 où elle fut suspendue, avant de reprendre en 2011, après l’élection de Issoufou Mahamadou à la présidence de la république, cette coopération à mobilisé 619 millions d’euros. Depuis la reprise, l’aide financière consentie     au Niger s’élève à 106,3 millions d’euros. Elle s’articulera autours des secteurs prioritaires que sont l’éducation, la santé publique et la lutte contre la famine.

Justice : Dix ans de prison pour avoir vendu de faux détecteurs d’explosifs au Niger et à d’autres pays

Photo: DRL’homme d’affaire britannique, James McCormick, a écopé, jeudi dernier, de 10 ans de prison pour avoir vendu de faux détecteurs de bombes à plusieurs pays  en l’occurrence, le Niger, l’Irak et même…les Nations Unies.

L’homme dont l’acte a été qualifié par le juge Richard Hone, dans son délibéré, « d’abus de confiance en toute indifférence », aurait affirmé avoir mis au point un dispositif « révolutionnaire » permettant de détecter non seulement des bombes, mais aussi de la drogue, et même d’autres produits interdits comme l’ivoire.

Au plus fort de la crise marquée par des attentats en cascades sur son territoire, c’est l’Irak qui aurait été tenté le premier en achetant pour 45 millions de dollars de ces engins dénommés Advanced Detecting Equipement (ADE) et qui se sont révélés en fait que de vulgaires gadgets justes bon à amuser les enfants.

Selon le magistrat, l’imposture de M. McCormick donne non seulement une mauvaise impression de sécurité, mais il aurait également pu causer la mort de personnes et blesser d’autres.

En tout, le pactole dégagé par McCormick grâce à cette escroquerie serait estimé à 80 millions de dollars. D’ors et déjà, les enquêteurs anglais auraient réussi à geler 18 millions de dollars tandis que, selon Le Monde, une somme équivalente aurait été blanchie.

L’aventure de McCormick débute selon Le Monde, en 2001, au lendemain des attentats du 11 septembre. En ce moment, celui-ci décide de se jeter à l’eau rendant public son projet, surfant ainsi sur la vague de terreur que suscite alors ces attentats pour proposer ce dispositif anti bombe sur lequel il dit travailler depuis 1997 dans des laboratoires secrets.

Selon la BBC, c’est en 2008 que le Niger aurait fait l’acquisition de 10 de ses ADE pour la somme de 200 000 dollars. Lorsque la supercherie a été découverte, Niamey à demandé à être rembourser. Suite au refus de McCormick, le Niger n’a pas insisté précise BBC.

À noter qu’outre l’Irak et le Niger, la liste des pays qui se sont fait avoir est bien alléchante. Dans cette liste on compte notamment, l’Afghanistan, l’Algérie, l’Arabie Saoudite, la Thaïlande, la Libye, le Kenya et même les Nations Unies qui les ont utilisés au Liban. En tout, quelques 7 000 ADE seraient dispersés à travers le monde alors même que dès le début, les États-Unis n’ont eu de cesse de mettre en garde contre l’utilisation de cet appareil dont le mécanisme ne repose non seulement sur aucun dispositif d’alimentation (aucune pile ou batterie) mais aussi n’est relié à aucun appareil de contrôle.

Sources : BBC/Le Monde

Niger : Le ROTAB met en garde contre la résurgence des tensions en relation avec les industries extractives

Photo: SWISSAIDDepuis quelques semaines, notre pays fait face à une montée de tension sur le front social qui se traduit notamment, par la multiplication des manifestations des populations, des étudiants, des jeunes, en particuliers à Niamey, à Maradi, puis à Diffa, de même que des mouvements de grève du personnel dans le secteur des industries extractives, notamment à la Compagnie minière d’Akouta (COMINAK) et à la Société des mines d’Azélik (SOMINA).

Face à ces tensions, le Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (ROTAB), à l’issue d’une réunion qui s’est déroulée le 30 avril dernier, à rendu publique une déclaration. En effet, pour le ROTAB, « si ces mouvements de grève portent spécifiquement sur le respect des protocoles d’accord signés entre les syndicats des travailleurs et les directions des compagnies minières et pétrolières, les manifestations des citoyens, quant à elles, traduisent le ras-le-bol des populations de voir les ressources naturelles exploitées continuellement au profit quasi exclusif des entreprises extractives et leurs pays d’origine et ce, au détriment du Niger ».

Pour rappel, le ROTAB a tenu à expliquer que, « les ressources naturelles exploitées dans notre pays, notamment l'uranium depuis plus de 40 ans, l'or depuis bientôt 10 ans, et le pétrole depuis novembre 2011, représentent moins de 10% du Produit Intérieur Brut (PIB) ». Il est évident, selon le réseau, « que ce secteur contribue de façon insignifiante à la création de la richesse nationale ».

Vivement préoccupé par l’indifférence du gouvernement face à cette situation qui risque de plonger le Niger dans le syndrome de la malédiction des ressources naturelles, le ROTAB dit notamment, « déplorer l’usage de la violence aussi bien par les manifestants que par les forces de l’ordre, tout en se félicitant de l’éveil de conscience des citoyens autour des questions des industries extractives ». De plus, il dit condamner fermement, « le non respect de la législation du travail dans le secteur des industries extractives par les compagnies minières et pétrolières ; rappelle au gouvernement son devoir de garantir, de défendre et de protéger les intérêts de l’État du Niger et des citoyens ; apporte son soutien aux travailleurs de la COMINAK, de la SOMINA, de la CNPC et des autres entreprises dans leurs luttes nobles contre le pillage systématique de nos ressources ».

Le ROTAB a, en outre, invité le gouvernement à, « obliger » les sociétés extractives à honorer leurs engagements à l’égard de l’État et des travailleurs, tout en réitérant son exigence d’une révision de la législation minière et pétrolière ainsi que de tous les contrats miniers et pétroliers en vue d’y inclure, un partenariat gagnant-gagnant entre l’État du Niger et les compagnies extractives.

Enfin, le ROTAB en appelle aux organisations de la société civile, aux syndicats, aux scolaires et à tous les citoyens, à la mobilisation générale constante, afin de faire comprendre aux autorités en place et aux compagnies extractives, « que les ressources minières et pétrolières appartiennent selon la Constitution à l’ensemble des Nigériens et que leur gestion ne peut se faire au détriment de ces derniers ».

Conseil des ministres du 26 avril 2013 : Examen et adoption de projets de textes et de mesures nominatives

Photo niger24Le Conseil des ministres s'est réuni ce jour vendredi 26 avril 2013, dans la salle habituelle des délibérations, sous la
présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.
Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L'ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté  les projets de textes ci-après:
I. Projets de lois portant création des Écoles normales d’Agadez et de Diffa.
Pour faire face au développement du secteur de l'éducation induisant un besoin annuel sans cesse croissant en enseignants, l'État a été amené à créer des Écoles Normales dans cinq (5) chefs lieux de région (Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéri et Zinder). Ces établissements créés sous forme d'Établissements Publics à caractère Administratif sont chargés d'assurer la formation initiale des enseignants du cycle de base 1 (primaire).
Cependant, la création de certaines de ces écoles, précisément celles d'Agadez et de Diffa, n'a pas respecté les prescriptions de l'ordonnance n°86-001 du 10 janvier 1986, portant régime général des établissements publics, sociétés d'État et sociétés d'économie mixte.
Ces projets de lois sont initiés pour corriger cette lacune et rendre conforme l'existence de ces entités aux dispositions juridiques en vigueur.
1.2. Projets de lois portant création des Écoles normales de Dogondoutchi, Magaria, Niamey et de Tessaoua.
Le Niger a enregistré au cours de ces dernières années, un progrès substantiel dans le secteur de l'éducation. L'effectif des élèves inscrits dans les écoles du cycle de base 1 (écoles primaires) a plus que doublé en quelques années et le taux brut de scolarisation primaire est passé de 30% en 2000 à environ 79,2% en 2012.
Malgré les effectifs d’élèves-maîtres dans les écoles normales (8161 pour l’année scolaire 2011-2012), les services déconcentrés du ministère de l’Éducation sont souvent dans l’obligation de faire appel à des enseignants sans formation initiale pour faire face à la forte progression des recrutements dans les écoles du cycle de base 1 (primaire), en essayant parfois de donner à ces derniers quelques rudiments de pédagogie en quelques semaines de cours.
Pour pallier cette insuffisance et tenir compte des départs à la retraite d’une grande partie des enseignants au cours des prochaines années, il importe d’accroître significativement la capacité de formation des nouveaux enseignants qualifiés.
Les présents projets de lois portant création de ces quatre écoles normales poursuivent un double objectif, d’une part celui d’améliorer la qualité des prestations des enseignants de base 1 et d’autre part celui de décongestionner les écoles déjà existantes.
Ces projets de lois seront transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.
II. MESURES NOMINATIVES.
2.1. AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté  les mesures individuelles suivantes:
Les personnalités dont les noms suivent sont nommées membres du Conseil National de Régulation des Télécommunications et de la Poste (CNRTP), pour une durée de deux (02) ans renouvelable une fois.
Membres désignés par le Président de la République.
• Monsieur IRO SANI
• Monsieur OUSSEINI TINNI
• Monsieur HACHIMOU CHINKAFA Membres désignés par le Président de l’Assemblée Nationale.
• Monsieur HAMANI HASSANE
• Monsieur BOUBACAR OLDI OUMAROU
Membres désignés par le Président du Conseil Économique, Social et
Culturel.
• Monsieur GADO ALI SEYNI
• Monsieur SEIDOU ISSAKA

2.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE  LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L’EXTERIEUR.
• Monsieur ILLO ADANI, Ministre plénipotentiaire, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Niger auprès du Royaume de Belgique cumulativement avec les fonctions de représentant permanent du Niger auprès de l’Union Européenne.
• Monsieur YACOUBA BAKANE, conseiller des affaires étrangères, Mle 34334, est nommé inspecteur général des services, en remplacement de Monsieur Abdoulaye Adam Dan Maradi, appelé à d’autres fonctions.
• Monsieur AGADA GARBA, conseiller des affaires étrangères, Mle 52082, est nommé inspecteur des services.
• Madame BAZINDRE AMINA DJIBO, conseiller des affaires étrangères, Mle 40389, est nommée secrétaire générale de la commission nationale de la francophonie, en remplacement de Madame Rakiatou  Mayaki, appelée à d’autres fonctions.
• Monsieur GARBA ABDOULAZIZOU, politologue, est nommé à la Cellule d’Etudes Prospectives et d’Analyses (CEPA).
• Monsieur SONRAI OUMAROU, conseiller des affaires étrangères, Mle 61256, est nommé directeur des organisations internationales, en remplacement de Madame Ary Mariama Seydou, appelée à d’autres fonctions.
• Monsieur ADO LEKO, conseiller des affaires étrangères, Mle 57756, est nommé directeur des organisations interafricaines, en remplacement de Monsieur Alhassane Idé Ounteini, appelé à d’autres fonctions.
• Monsieur ABDOU ADAMOU conseiller des affaires étrangères, Mle 60245, est nommé directeur des affaires juridiques en remplacement de Monsieur Issakou Souleymane, appelé à d’autres fonctions.
• Madame DAN NANA AÏCHA, conseiller des affaires étrangères, Mle 40079, est nommée directrice des nigériens à l’extérieur en remplacement de Monsieur Kabo Goni, appelé à d’autres fonctions.
• Madame ISSAKA RAYNATOU ALOU, conseiller des affaires étrangères, Mle 44161, est nommée directrice des ressources humaines, en remplacement de Monsieur Garba Agada, appelé à d’autres fonctions.
• Monsieur DAN JOUMA
MAHAMAN, secrétaire des affaires étrangères, Mle 55819/C, est nommé directeur de la traduction et de l’interprétation, en remplacement de Monsieur Ousmane Samba Ibrahim, admis à faire valoir ses droits à la retraite.
2.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.
Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres de la Commission Nationale des Droits Humains :
• Monsieur AMADOU ROUFAI ISSA BANA, représentant des Magistrats.
• Monsieur  TANIMOUNE BAOUA SOULEYMANE, représentant des Avocats.
• Monsieur KHALID IKHIRI, représentant des organisations de défense des droits de l’Homme et de promotion de la démocratie.
• Madame SIDIKOU FATOUMATA, représentante des associations féminines de défense des droits de la femme.
• Monsieur AMADOU  BOUREIMA DORO, représentant  des syndicats des travailleurs.
• Monsieur  HAMIDOU TALIBI MOUSSA, représentant   des Enseignants-chercheurs et chercheurs.
• Monsieur SIDIBE ISSOUFOU, représentant de l’Assemblée Nationale
• Monsieur YACOUBA KALIFA, 2ème représentant de l’Assemblée Nationale
• Monsieur ASSOUMANE HASSANE KARANTA, représentantdes organisations paysannes.

2.4. AU TITRE DU MINISTERE CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS.
• Mme OUSSEINI ZARA, est nommée membre du Conseil Economique, Social et Culturel au titre des représentantes des Collectifs d’organisations féminines en remplacement de Mme Ousmane Soyota, démissionnaire.

III. COMMUNICATIONS.
Le Conseil des Ministres a entendu plusieurs communications :

• une communication du Ministre de la Communication et desNouvelles Technologies de l’Information sur l’attribution deslicences 3G et 4G.
Le Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information a fait le point sur l’attribution des licences 3G et 4G, attendues depuis longtemps.
Le Conseil des ministres a demandé au ministre de faire des propositions concrètes au prochain Conseil et ce, afin d’éviter que le Niger ne continue à perdre d’importantes ressources financières.
• une communication de la ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales sur la réforme du CFEPD et la mise en œuvre de l’obligation de scolaire.
La loi n° 98-12 du 1er juin 1998 portant orientation du système éducatif nigérien fait de l’éducation un droit garanti pour tous les enfants de 4 à 18 ans. Dans cette optique, le ministère en charge de l’éducation a entrepris une réforme des examens du CFEPD et du CEPE/A.
En effet, la réussite à ces deux examens conditionne à l’heure actuelle la poursuite des autres cycles scolaires. Aussi, la nouvelle politique éducative nationale qui s’inscrit dans le cadre de l’atteinte des objectifs du PDES met en cohérence les différents segments de notre système éducatif par l’approche holistique de l’éducation et de la formation.
Ainsi la mise en œuvre de cette réforme permettra non seulement de se conformer aux différents engagements relatifs à  l’obligation scolaire, mais également d’améliorer significativement le taux de rétention des élèves à l’école par la réduction du taux  de déperdition au niveau du CM2 et de la Classe de 6ème

• une communication du ministre de l’Agriculture relative aux marchés de fourniture de 4 500 tonnes de semences de mil et sorgho dans le cadre de la campagne agricole 2013-2014.
Cette communication est faite en application des dispositions de l’arrêté n° 0143/CAB/PM/ARMP du 29 juin 2012 fixant les seuils dans le cadre de la passation et l’exécution des marchés publics et des délégations de service public qui stipule en son article 8 que: « tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA doit faire l’objet d’une communication en Conseil des ministres de la part de la personne responsable du marché, après attribution ».

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Source : nigerdiaspora.info

Journée nationale de la concorde : Kaoucen Maïga et Rhissa Ag-Boula nouveaux chantres de la paix

Photo niger24« 18 ans après la concorde, quel est l’impact de l’évolution socio-économique et politique du Niger en général et de la région d’Agadez en particulier ?» C’est le thème d’une conférence débat organisée hier 24 avril 2013, à l’occasion de la 18ème Journée nationale de la Concorde par les étudiants ressortissants de la région d’Agadez à l’Université Abdou Moumouni de Niamey. Pour l’occasion, deux ex combattant et figures de prou de l’ex rébellion armée, à savoir Kaoucen Maiga et Rhissa Boula étaient invités à partager leur expérience et à donner leur point de vue sur l’application des accords de paix du 24 avril 1995, qui ont servi de point de départ à la célébration de la Journée nationale de la paix.

D’ores et déjà, actualité oblige, le premier conférencier à faire le parallèle entre l’approche politique nigérienne et celle du Mali en ce qui concerne le règlement des conflits qui ont pris corps dans les deux pays, pratiquement pour les mêmes revendications. Ainsi, devait expliquer Rhissa Ag Boula, « l’approche politique nigérienne est différente de celle du Mali du moment où au Mali, dès 1963, c’était la répression tandis qu’au Niger, il y a eu des combats, il y a eu de l’animosité et même mort d’hommes de part et d’autre mais malgré ses moyens, l’armée nigérienne n’a jamais procédé à une quelconque répression encore moins à l’attaque des villages touaregs dans l’Aïr ».

Après ces explications s’en est alors suivi un chapelet de révélations. Notamment, le fait, selon les conférenciers que la première rébellion était partit de 13 personnes avec juste trois fusils. De ce point de vue, une précision de taille, ces derniers sont formels il n’y a jamais eu de soutien français à la rébellion armée au Niger. Les conférenciers du jour se sont même rappelés les deux longs mois de travail et les innombrables nuits blanches qui ont été nécessaires pour rédiger les accords de paix de Ouagadougou. Accords qui seront signés à Niamey le 24 avril 1995 entre 16 groupes armés et le gouvernement du Niger.

80 à 89% des accords de paix ont été appliqués selon ces derniers. 1700 ex combattants sont sous les drapeaux alors que dans le même temps, 11 milliards de Fcfa ont été injectés dans le cadre de la réinsertion… Malgré tout, beaucoup reste à faire par rapport aux attentes de la génération d’après rébellion. Tout de même, devait conclure l’un des conférenciers, « il faut être les ambassadeurs de la justice avant d’être ceux de la paix ».

Sécurité routière : 1,24 millions de tués chaque année dans le monde dont une grande partie en Afrique

Photo: Tribune de GenèveSelon le rapport de l’OMS sur la situation de la sécurité routière dans le monde en 2013, les traumatismes dus aux accidents de la circulation représentent la huitième cause de décès dans le monde et surtout, la première cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans. Si aucune mesure n’est prise très rapidement, et si les tendances actuelles se maintiennent, selon ce rapport, ils passeront au cinquième rang des causes de décès à l’horizon 2030.

« Soutenir une décennie d’action », tel est le thème de ce rapport qui, il faut le préciser, constitue un vivier d’informations pour suivre la mise en œuvre des mesures du plan d’action mondial qui a été élaboré en 2010, lorsque les gouvernants du monde entier avaient proclamé une décennie d’action pour la sécurité routière. Une initiative qui avait pour objectif de stabiliser, puis d’inverser la tendance à la hausse du nombre de décès dus aux accidents de la route et éventuellement, de sauver, selon les estimations, 5 millions de vies sur 10 ans.

Ce plan d’action se base sur des stratégies qui ont fait leurs preuves, de 2007 à 2010, dans 88 pays totalisant 1,6 milliard d’habitants et ce, même si par ailleurs, dans le même temps, sur la même période, le nombre de décès a augmenté dans 87 pays, essentiellement des pays à revenu intermédiaire qui enregistrent chaque année 20,1 décès dus aux accidents de la route pour 100 000 habitants contre 8,7 dans les pays à revenu élevé et 18,3 dans les pays à revenu faible. Il faut préciser également, que ces pays à revenu intermédiaire, bien que représentant 72% de la population, ne compte que 52% seulement des véhicules immatriculés dans le monde. Ce qui constitue selon le rapport, « un fardeau disproportionné de décès dus aux accidents de la circulation ».

À l’heure actuelle, les accidents de la route font 1,24 millions tués sur les routes notamment en Afrique où, ce taux se traduit par 24,1 décès par accidents pour 100 000 habitants contre 16,1 aux Amériques et 10,3 en Europe.

Parmi les mesures prises à travers le monde pour réduire le taux d’accidents de la route, on note le port obligatoire du casque pour tous les usagers, sur toutes les routes et pour tous les types de moteurs. Mesures prises dans 90% de pays constituant 77% de la population mondiale.

On le voit bien, plusieurs mesures sont en train d’être prises à travers le monde pour éviter les accidents mais selon l’OMS, les politiques de transport initiées dans la pluparts des pays, négligent les piétons et les cyclistes. À cet effet, le rapport note que 27% du total des décès par accident de la route concernent ces usagers de la route, non motorisés. Un pourcentage qui avoisine ou dépasse même les 75% dans les pays à revenu faible.

Santé : Le café, ses bienfaits et ses inconvénients

Le café, est la boisson la plus appréciée et probablement la plus consommée au monde. Une boisson qui est obtenue grâce la graine de café, issue du caféier, qui avant tout, passe par plusieurs phases. Elle est d’abord torréfiée (grillée), puis moulue (réduite en poudre) avant de devenir la boisson succulente qui fait le bonheur de plus d’un. Attention toutefois, car s’il est reconnu que le café a des vertus pour sa consommation à l’excès peut entrainer de graves disfonctionnements de l’organisme humain.

Au Niger, le café se vend un peu partout et surtout auprès de tabliers de circonstance, dressés devant presque chaque service. Certains l’aime fort, d’autre dilué dans beaucoup d’eau ou accompagné avec une pointe de lait. Il se prend pratiquement à n’importe qu’elle moment de la journée et souvent même, de la nuit quand vous voulez rester concentré ou en forme pour effectuer un travail.

Outre son effet stimulant qui est lié à la caféine (substance qu’on retrouve dans le thé et le chocolat notamment) qu’elle contient, le nutritionniste Abdelrazack Bello, explique que le café renferme également des polyphénols qui sont des antioxydants intervenant dans l’élimination de certaines éléments toxiques impliqués dans la survenue des cancers. Toutefois, pour bénéficier des actions bienfaisantes du café, il faut un mode d’emploi bien précis poursuit Abdelrazack Bello, qui conseille de veiller à ne pas dépasser 4 tasse par jour, à raison d’une à 2 cuillérées par tasse.

Outrepasser ces prescriptions revient à s’exposer à des ennuis de santé qui commence par une intoxication à la caféine dite caféisme qui constitue en sorte de dépendance au café.

Pour  Dr Idrissa Sita, médecin généraliste, cela commence souvent par un état physique et mental désagréable en cas de manque de café. Vous avez, explique-t-il, « une certaine anxiété et une irritabilité chez les personnes en manque qui deviennent nerveuses au moindre signe ». Tout ceci, « sans compter les tremblement, les céphalées, insomnies et autres problèmes respiratoires et palpitations cardiaques dont sont victimes ces personnes ».

En somme, consommer du café en soit, n’est pas nuisible. Encore faudrait-il savoir le prendre avec modération pour pouvoir bénéficier pleinement de ses vertus.

Au Conseil des ministres : Le gouvernement adopte plusieurs projets de textes

Le Conseil des ministres s'est réuni le vendredi 12 avril 2013, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.
Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :


I- AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :


1.1. Projet de loi autorisant la ratification de l'Accord de Prêt n° 2013025/PC NG 2013 06 00 signé le 27 mars 2013 à Lomé (Togo) entre la République du Niger et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) d'un montant de cinq milliards (5000000000) de francs CFA relatif au financement complémentaire du projet d'aménagement et de bitumage de la route Niamey-Namaro-Farié en République du Niger.
Le 27 mars 2013 a été signé à Lomé, l'accord de prêt n° 2013025/PC NG 2013 06 00 entre la République du Niger et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) d'un montant de cinq milliards (5 000 000 000) de francs CFA.
Le prêt objet du présent projet de loi est complémentaire au financement de la BOAD d'un montant de douze milliards (12000000000) de francs CFA ayant servi au financement de l'aménagement et du bitumage du tronçon de la route reliant le carrefour du poste de péage, à la sortie de Niamey, à Namaro, soit 67 km y compris la bretelle de desserte de la ville de Namaro, longue de 2 km. Ce prêt complémentaire servira quant à lui au financement des travaux d'aménagement et de bitumage de la section urbaine du projet longue d'environ 6 km, partant du rond point de la Mairie de la commune V au poste de péage, à la sortie de Niamey, sur la route de Makalondi.
L'objectif global de ce projet est de contribuer à désenclaver les départements de Kollo et Téra et faciliter les échanges économiques et sociaux au niveau national et sous régional.
1.2. Projet de loi autorisant la ratification de l'Accord de Prêt n° 2013030/PR NG 2013 07 00 signé le 27 mars 2013 à Lomé (Togo) entre la République du Niger et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) d'un montant de vingt cinq milliards (25 000 000 000) de francs CFA relatif au financement partiel du projet d'aménagement et de bitumage de la route Maradi-Madarounfa-Frontière du Nigeria.
Le 27 mars 2013 a été signé à Lomé (TOGO), l'accord de prêt n° 2013030/PC NG 2013 07 00 entre la République du Niger et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) d'un montant de vingt cinq milliards (25 000 000 000) de francs CFA.
Le prêt objet du présent projet de loi, a pour objectif l'aménagement et le bitumage de la route Maradi-Madarounfa-frontière du Nigeria sur une longueur d'environ cent six (106) km et sur une largeur de dix (10) mètres. La réalisation de cette route a pour objectif global l'amélioration de la mobilité sur les axes Maradi-Jibiya et Maradi-Goulbin Baouré, contribuant ainsi à la promotion des échanges économiques et sociaux au niveau national et régional.


1.3. Projet de loi autorisant la ratification de la Convention des Nations Unies sur le droit de la Mer adoptée le 10 décembre 1982 à Montego Bay (Jamaïque).
La Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer a été adoptée à l'issue de la troisième Conférence des Nations Unies sur le Droit de la Mer, le 10 décembre 1982 à Montego Bay en Jamaïque. Cette convention codifie le régime des différents espaces marins en s'appuyant notamment sur la coutume internationale. Elle réalise un compromis entre les exigences du développement économique, la nécessaire reconnaissance du principe de la liberté de navigation et les revendications territoriales des États côtiers. Ainsi, elle consacre la distinction nette entre les espaces maritimes sous juridiction nationale (eaux intérieures, mer territoriale...) et les zones insusceptibles d'appropriation étatique comme la haute mer et les fonds marins.
La Convention de Montego Bay vise à établir, en tenant compte de la souveraineté des États, un ordre juridique pour les mers et les océans qui facilite les communications internationales et favorise les utilisations pacifiques des mers et des océans, l'exploitation équitable et efficace de leurs ressources, la conservation de leurs ressources biologiques, l'étude, la protection et la préservation du milieu marin.
La ratification de cette Convention par un pays en développement et de surcroit enclavé comme le Niger présente un intérêt stratégique et économique certain. En effet, l'un des mérites de cette Convention est incontestablement la consécration en son article 125 du droit des Etats sans littoral d'accès à la mer et depuis la mer pour l'exercice des droits prévus y compris ceux relatifs à la liberté de navigation, à l'exploitation et à la gestion des fonds marins, l'accès à la haute mer déclarée patrimoine commun de l'humanité.
Ces projets de lois seront transmis à l'Assemblée Nationale, pour adoption.


1.4. Projet de décret modifiant et complétant le décret n° 96-226/PCSN/MRE du 29 juin 1996 relatif aux cérémonies, honneurs civils et militaires.
Les modifications apportées au décret n° 96-226/PCSN/MRE du 29 juin 1996 ont pour but de conformer notre « protocole » aux exigences de l'état de droit, au nouveau contexte démocratique et à la nouvelle organisation politique et administrative intervenue au Niger.
Les modifications qui ont porté sur certains articles et l'intitulé du titre VIII de ce décret, ont conduit à opérer des ajustements au niveau des rangs et préséances en tenant compte des principes généraux applicables en matière de protocole, des dispositions constitutionnelles et législatives en vigueur. Ces modifications proposées portent également sur l'organisation des voyages officiels et privés du président de la République, du Premier Ministre et de l'accueil des dignitaires étrangers en visite ou de passage.au Niger.
Par ailleurs, des éclaircissements sont apportés au niveau des règles présidant à l'organisation des cérémonies publiques notamment sur la place qui doit être réservée aux ambassadeurs et représentants des organisations internationales accrédités au Niger dans les cérémonies officielles lorsqu'ils y sont invités et les places que doivent occuper les intérimaires de certaines personnalités de haut rang en cas d'absence momentanée ou d'empêchement.

II. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté les Projets de textes ci-après :


2.1. Projet de décret portant approbation du document de stratégie nationale de transition vers la télévision numérique terrestre au Niger.
La diffusion des programmes par voie hertzienne est restée dominée pendant plusieurs années par les techniques analogiques qui, avec l'avènement du numérique, montrent leurs limites. En effet, ces techniques sont particulièrement consommatrices de beaucoup de spectre et d'énergie et ne présentent plus de potentiel de croissance pour l'activité de la radiodiffusion. C'est pourquoi, l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) a engagé des réflexions pour évaluer les apports possibles des technologies numériques pour le secteur de la radiodiffusion. Ces réflexions ont abouti à l'adoption, le 16 juin 2006, d'un Traité international intitulé Accord de Genève ou « Accord GE 06 » qui fixe au 17 juin 2015 la date limite qui marque la fin de la télévision analogique.
Le passage à la télévision numérique crée de nombreuses possibilités qui vont de la disponibilité d'un large éventail de services interactifs, à l'amélioration de la qualité de l'image et du son par rapport à l'offre analogique. C'est pour s'inscrire dans cette logique et faire bénéficier les populations nigériennes des avantages technologiques qu'offre la radiodiffusion numérique que le présent projet de stratégie nationale de migration vers la radiodiffusion numérique terrestre au Niger a été élaboré.
Ce document est assorti de mesures d'accompagnement et d'un plan d'actions ainsi que d'une évaluation des besoins en investissements à réaliser pour permettre le déploiement de la Télévision Numérique Terrestre dans le délai fixé par l'accord.


2.2. Projet de décret portant approbation du Sectorielle des Télécommunications et document de Politique des Technologies de l'Information et de la Communication au Niger.
Le gouvernement a adopté par décret n°99-398/PCRN/MCC/MJS du 23 septembre 1999, une déclaration de politique sectorielle des télécommunications dans laquelle il s'était fixé pour objectifs, entre autres, d'accroitre l'offre de services téléphoniques et promouvoir les télécommunications comme un secteur économique essentiel à l'essor d'une économie compétitive ouverte au monde et où le secteur des services représente une part importante du PIB.
La mise en œuvre de cette Déclaration de politique sectorielle a permis d'atteindre des résultats indéniables mais qui restent en deçà des attentes en matière de couverture et de pénétration des services de télécommunications ainsi que l'indice d'accès numérique établi en 2010 par l'Union Internationale des Télécommunications (UIT).
C'est conscient de ce fossé numérique et de l'importance croissante des TIC dans le développement économique et social, que le Gouvernement a annoncé, dans la Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre, comme objectifs sectoriels, de faire passer le taux de couverture nationale de 54 % en 2010 à 72 % en 2015 et le taux de pénétration de 25 % en 2010 à 50% en 2015.
Le présent document, qui s'inscrit dans les objectifs du Plan de Déve-loppement Economique et Social 2012-2015, s'articule autour de cinq (5) axes stratégiques majeurs qui sont : l'adaptation du cadre juridique et institutionnel; le développement des infrastructures ; la promotion de l'accès universel aux services des TIC ; le développement des applications et contenus ; le renforcement des capacités en matière des TIC. Pour assurer une mise en œuvre efficace de cette politique sectorielle, un mécanisme de financement et de suivi-évaluation a été prévu. Aussi, le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l'Information élaborera un plan d'actions stratégiques 2013-2015 pour le développement du numérique au Niger.
La présente politique sectorielle qui remplace la Déclaration de politique sectorielle des télécommunications de 1999 et le Plan national d'infrastructures de communication et d'information (Plan NICI) adopté en janvier 2004, consacre la création d'un cadre unique d'orientation en matière de politique de développement du secteur des Télécommunications et des TIC.


III. COMMUNICATIONS.
Le Conseil des ministres a entendu plusieurs communications :
- une communication du ministre d'État, ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur sur la visite qu'effectuera le Président de la République Islamique d'Iran, Docteur Mahmoud Ahmedinejad, dans notre pays à partir du lundi 15 avril 2013.
- une communication du ministre d'État, ministre du Plan, de l'Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire sur les prochaines Assemblées de Printemps du FMI et de la Banque Mondiale qui se tiendront la semaine prochaine à Washington et sur les recommandations issues de la dernière réunion de la Zone Franc tenue le 08 avril 2013 à Dakar.
- une communication du ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé sur le plan de soutien aux populations vulnérables à travers la vente à prix modéré et la distribution gratuite des céréales.
Le bilan de la campagne 2012-2013, bien qu'ayant été globalement excédentaire, il n'en demeure pas moins qu'il y a eu des zones déficitaires. Les communes, villages et ménages concernés ont été identifiés au terme d'une étude effectuée à cet effet. C'est en conséquence de ces résultats que le Gouvernement a décidé de mettre en place un plan de soutien aux populations identifiées comme vulnérables. Dans cette optique, les actions suivantes ont été décidées : lancement des opérations de vente de céréales à prix modéré à partir du mois de mai jusqu'en fin septembre 2013 ; lancement de l'opération de distribution gratuite des céréales à la même période, là où cela s'avère nécessaire, avec au besoin une conjonction avec des actions de food for work ; la concentration des activités génératrices de revenus (AGR) dans les zones déficitaires afin d'y injecter du pouvoir d'achat aux populations ciblées.
Au terme de cette communication et afin de soutenir les producteurs dans le cadre de l'initiative «3 N», le Conseil des ministres a instruit les ministres concernés afin que l'achat des céréales, dans le cadre de la reconstitution des stocks, concerne prioritairement les productions des coopératives agricoles. A cette fin, les discussions seront engagées avec les partenaires dans l'optique de l'élargissement de la liste des produits céréaliers éligibles aux achats de l'OPVN et des partenaires financiers au blé.
- une communication du ministre Chargé des Relations avec les Institutions.
Le ministre chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres que l'Assemblée Nationale a adopte les projets de lois fixant les traitements, indemnités et ou avantages divers aux responsables des institutions (Conseil d'Etat, Cour de Cassation, Cour des Comptes, Commission Nationale des Droits Humains, Conseil Supérieur de la Communication).
L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a levé la séance.»

Source: lesahel.org

 

 

Niger : Hama Amadou passe en revue les nouvelles acquisitions de l’escadrille

Photo DRLe président de l’Assemblée nationale, Hama Amadou, a effectué hier, 11 avril 2013, une visite à la base aérienne 101 de Niamey, afin de se rendre compte de l’opérationnalité des deux avions de chasse de type Sukhoi-25 récemment acquis par le Niger. Ces avions flambant neufs, de fabrication russe, viennent renforcer le dispositif de défense des Forces armée nigériennes (FAN) dans leur entreprise de sécurisation de l’intégrité du territoire national.

Hama Amadou qui était accompagné0 au cours de cette visite des différents présidents des groupes parlementaires présents à l’Assemblée nationale, a eu droit à une démonstration de maniabilité de ces Sukhoi qui, à l’heure actuelle, font partie des avions de chasse les plus efficaces au monde. À cette occasion, les trois hélicoptères de type Gazelle – les mêmes utilisés par l’armée française au Mali voisin –, également acquis récemment, ont été aussi présentés aux parlementaires.

À noter que le Sukhoi-25 est un avion de soutien aérien rapproché (attaque au sol), doté d’une grande manœuvrabilité, spécialisé, notamment, dans la lutte anti char et pouvant opérer de jour comme de nuit. En somme, ces avions constituent un élément essentiel dans le dispositif de défense nationale. Cependant, eu égard à l’immensité du territoire, explique Hama Amadou, « c’est toute une escadrille qu’il faudrait au Niger ». Un vœu pieu en somme, pour un pays qui, vue sa position géostratégique, et eu égard aux expériences malheureuses que vit ses voisins – le Mali notamment –, gagnerait énormément à renforcer ses capacités opérationnelles.

Toutefois, poursuit en substance, Hama Amadou, il faut désormais assurer la continuité avec l’exécutif, en veillant à assurer la maintenance de ce matériel acquis à grand frais. D’où, tout le sens de la visite de nos législateurs qui, de surcroit, vote également les budgets.

Cette visite fait suite à celle effectuée par le président de la république Issoufou Mahamdou, le 27 mars dernier. Visite au cours de laquelle il a également assisté à un vol d’essai après avoir suivi les explications des spécialistes sur les immenses capacités de ces chasseurs.

Partenariat ITN/Gouvernement: L’ITN lance un ultime appel au gouvernement pour le respect de ses engagements

7 centrales syndicales regroupées au sein de l’Intersyndicale des travailleurs du Niger (ITN), ont rendu publique, ce vendredi 05 avril 2013 une déclaration concernant le partenariat avec le Gouvernement de la 7ème République. Selon la déclaration lue par le Secréteire général de la Confédération des travailleurs du Niger (CDTN), Issoufou Sidibé, Il ressort de cette analyse les constats ci-après : Le non respect des différents protocoles d’accord et le non respect du partenaire syndical.

Pour le 1er point : ‘‘Depuis l’installation du Gouvernement en avril 2011, l’Intersyndicale des Travailleurs du Niger (ITN), qui était à l’avant-garde de la lutte pour le rétablissement de la démocratie et l’Etat de droit au Niger, a jugé utile de créer les conditions nécessaires au retour d’une paix sociale durable à travers un partenariat basé sur le dialogue, la confiance et le respect mutuel. Mais à l’épreuve des faits, l’ITN, malgré la compréhension dont elle a toujours fait montre, a fini par se demander si elle n’est pas le dindon de la farce aux multiples reports quant à la réalisation des engagements du Gouvernement’’, indique la déclaration.

Par rapport au 2ème point, M. Sidibé a indiqué que : ‘‘Nonobstant la correspondance de l’ITN en date du 22 mars 2013 adressée au Premier Ministre et qui avait pour seul objectif d’amener le Gouvernement à admettre la pertinence de son interpellation suite aux échéances non tenues de ses engagements, ce dernier n’a même pas daigné saisir l’Intersyndicale pour expliquer les raisons de ces manquements, encore moins proposer de nouvelles dates en vue du règlement des points objets de la présente sortie’’.

L’ITN ne saurait continuer à faire preuve de compréhension face à de tels comportements au risque de se compromettre vis-à-vis de ses mandants que sont les vaillants travailleurs du Niger, a averti le SG de la CDTN.

C’est pourquoi, devait-il poursuivre "l’Intersyndicale des Travailleurs du Niger (ITN) lance un ultime appel au Gouvernement pour la mise en œuvre, sans délai, des accords souscrits notamment : Le paiement des incidences financières liées aux avancements et reclassements des agents de l’Etat, prévu pour être exécuté le 15 mars 2013 ; le rappel des indemnités de transport et de logement du mois de novembre 2012 ; la mise en application du barème de l’IUTS tel que proposé par le Comité ad’hoc mis en place à cet effet".

A noter que cette déclaration intervient quelques jours seulement après la signature d’un protocole d’accord additionnel entre les syndicats des enseignants contractuels et le gouvernement.

Fourniture d’électricité au Niger : Vers une autonomisation totale de Niamey et ses environs

Photo niger24Le président de la république, Issoufou Mahamadou, a procédé ce 4 avril 2013, à la pose de la première pierre de la construction d’une centrale électrique d’une capacité de 100 MW à Gorou Banda, à quelques km de Niamey, sur la route de Say. Une centrale électrique qui devrait, à terme, améliorer considérablement la desserte de Niamey et de ses environs en électricité et éventuellement faire oublier les incessantes coupures et autres délestages qui perturbent considérablement le quotidien des uns et des autres.

Selon le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Foumakoye Gado, transformé pour l’occasion en maître de cérémonie, c’est l’insuffisance de l’offre en matière énergétique, consécutive aux mauvaises politiques d’investissement des régimes précédents qui a amené le gouvernement de la 7ème république à initier ce projet

En effet, explique ce dernier, au Niger, « l’accès aux sources d’énergie modernes est très faible, avec plus particulièrement un taux d’accès à l’électricité de l’ordre de 10% au niveau national, contre une moyenne dans les pays de l’Afrique d’environs 40% et de 90 à 100% dans les pays industrialisés ».  Étant donné, en outre, que, « la couverture des besoins en électricité demeure tributaire de la disponibilité de l’énergie sur les lignes d’interconnexion avec une dépendance à hauteur de 66% tandis que les besoins croissent en moyenne de 12% par an, sans compter les demandes importantes de nouveaux branchements autours des grands centres et agglomérations, il paraissait urgent de pallier cette situation en initiant un projet d’une telle envergure ».Un projet qui, toujours selon lui, s’intègre dans un ensemble de grands projets du programme de renaissance dans le secteur électrique.

Estimé à un coût global de 80 milliards, le projet a, au stade actuel, obtenu, poursuit Foumakoye Gado, 70 milliards 400 millions de Fcfa dont 33 milliards sur le fonds de développement de l’énergie géré par la BOAD; 17 milliards sur le guichet marchand de la BOAD, 17milliards 300 millions de la Banque islamique de développement et 3 milliards 100 millions de Fcfa de l’État du Niger et de la Nigelec ». Selon le ministre de l’Énergie, les financements ainsi mobilisés vont permettre de réaliser une première tranche de 80MW sur les 100 prévus, de même que les ouvrages communs de stockage de combustibles, d’évacuation de l’énergie, les bâtiments techniques et administratifs et les logements des exploitants de la centrale.

Avec un délai d’exécution de 20 moins, la centrale de Gorou Banda devrait, à terme, constituer le principal complexe électrique du Niger et le point focal des grands projets avec, notamment, l’arrivée de la ligne 132KV en provenance du barrage de kandadji, le passage de la ligne d’interconnexion 330KV du WAPP (West Africa Power Pool), de même que l’arrivée de la ligne en provenance de la future centrale thermique à charbon de Salkadamna.

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