Niger 24

mercredi 19 juin 2013

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Premier échangeur de la ville de Niamey : les travaux vont bon train

Photo Niger24N’eut-été l’essencerie encore intacte qui trône sur l’espace et qui semble défier les ouvriers, le Rond-point Mali-béro, sur le boulevard qui porte le même nom est méconnaissable. Le chantier du premier échangeur de Niamey est véritablement lancé.

Ce matin, comme il le fait souvent, Issoufou Adamou, le coordonnateur du projet du premier échangeur de Niamey est venu faire un tour sur le chantier, histoire de s’assurer que tout va bien. C’est lui notre guide du jour. Il nous mène au niveau d’une sorte de longue plate-forme en érection et explique : « ici, nous somme au niveau de la fondation du mur de soutènement. C’est ce mur qui doit soutenir les remblayes d’une part et d’autres ».

Sur ce chantier, tout se fabrique et s’échafaude sur place. Les grilles de fer, les briques de bordure, les gaines métalliques pour verser le béton et bien entendu, le béton lui-même.

Actuellement nous explique une fois de plus notre guide, « nous utilisons des bétonnières pour faire couler le béton. Nous arrivons à couler 40 m3 par jour. Ce qui correspond au volume d’un pieu ». Toutefois, poursuit ce dernier, « lorsque la centrale sera en marche, nous prévoyons un rendement de 60m3/heure ».

En effet, les travaux souterrains, c’est aussi l’érection des pieux qui sous-tendront le pont au dessus de la voie. 108 pieux en béton sont prévus à cet effet. Aussi explique M. Adamou, « une fois les ferrages installés, nous faisons toutes les vérifications nécessaires et on coule le béton. Nous en avons déjà coulé une vingtaine ».

Le premier échangeur de la ville de Niamey est entièrement financé par le budget national à hauteur de 12 milliards de Fcfa. Après 6 mois de travaux, cet échangeur est à 20% de taux d’exécution. Il faudra attendre les mois d’avril et mai 2013 pour voir rouler le premier véhicule sur ce joyau en gestation. Cela contraste avec le site présumé du 2ème échangeur, au niveau du Rond-point des armées ou Rond-point 6ème où, aucune brique n’a encore été posée. Le projet est semble-il, au stade de recherche de financement.    

Niger : La police démantèle un gang de braqueurs et arrête plusieurs trafiquants de drogue

Photo Niger24Un groupe de malfrats opérant armés dans la ville de Niamey et trois individus membres d’un réseau international de trafiquants de drogue, ont été appréhendés par la police nationale et présentés à la presse, aujourd’hui, 13 juin 2012 au niveau de la Police Judiciaire.

Le premier groupe constitué de 5 hommes, s’était spécialisé dans le braquage à main armée. Selon les explications fournies par la police, entre le 28 mai et le 8 juin – date de leur arrestation – ces individus mal intentionnés ont commis 7 braquages dont celui de 3 expatriés espagnoles travaillant pour le compte de l’union européenne. C’est à l’issue de leur dernier forfait qui s’est déroulé dans la nuit du 7 au 8 juin, au niveau d’une boutique située au quartier Koïra Kano que ces derniers ont été arrêtés.

Opérant de jour comme de nuit, ces bandits de grand chemin se déplaçaient toujours en taxi. Ils ont été arrêtés avec deux pistolets automatiques en main et une arme de guerre de type pistolet-mitrailleur. À noter que le chef de ce gang qui a été appréhendé il y a 10 jours a été tué en tentant de fuir alors qu’il été en train d’être déféré. Grièvement atteint par un tire d’immobilisation, il succombera plus tard des suites de ses blessures.

Le deuxième groupe présenté à la presse est composé de trois individus probablement membres d’un réseau international de trafiquants de drogue dont le chef, n’est autre qu’une femme. En provenance de Tanzanie, ces derniers ont été pris à l’aéroport international Diori Hamani, avec 2,7 kg de cocaïne destinés au marché Nigérian.

Il est à noter que pas plus tard que la semaine dernière, un autre groupe de trafiquants à été appréhendé, toujours à l’aéroport Diori Hamani, avec 7 kg d’amphétamine en provenance du Nigeria et destinés cette fois à l’Asie. C’est à se demander si Niamey n’est pas en passe de devenir une plaque tournante du trafique de drogue ?

Toujours est-il que, nonobstant leur fréquence très courte, ces différentes arrestations montrent le degré de vigilance de notre police nationale qui, il faut le croire, au vue des résultats qu’elle a enregistré ces derniers mois, ne ménage aucun effort pour protéger et assurer la quiétude des populations nigériennes.

Remous dans le secteur de la justice : Le SAMAN réagit aux conclusions du Conseil suprême de la magistrature

Photo DRLe bureau exécutif national du Syndicat autonome des magistrats du Niger (SAMAN), était en conclave, hier 11 juin 2012. L’objectif de cette rencontre, faire le point sur les conclusions des sessions ordinaires et extraordinaires du Conseil supérieur de la magistrature qui se sont déroulées respectivement les 28 mai et 7 juin 2012, la Ligne verte et les récentes mesures de suspension prise à l’encontre de deux de leurs militants.

Ainsi, à l’issue de cette rencontre, le BEN/SAMAN dit prendre acte des conclusions de ces deux sessions du Conseil supérieur de la magistrature, mais étant donné les insuffisances constatées lors de la publication de ces conclusions, notamment,  les cas d’omissions ou de confusion au niveau des grades et échelons de certains magistrats, le SAMAN a tenu à formuler quelques recommandation.

Aussi, ce syndicat recommande-t-il ; un réaménagement du cadre normatif régissant le fonctionnement du Conseil afin d’ériger cet organe en une institution permanente ; un allongement de la durée des sessions pour permettre de mieux aborder les questions à l’ordre du jour, mais plus encore, la mise à disposition, à temps, des projets d’affectation aux membres du Conseil, afin de leur en faciliter l’examen de même que la fin de la situation extrastatutaire dans laquelle se trouve certains de ses militants.

Autre point abordé par le SAMAN, c’est le cas de suspension de deux magistrats du parquet opérée par le ministre de la Justice qui, selon le syndicat, porte atteinte au principe de l’indépendance de la justice et ne respecte ni le principe de la présomption d’innocence, ni le respect du contradictoire, encore moins le parallélisme des formes. Et en ce sens, tout en rappelant que pour le SAMANA, il n’est nullement question de couvrir aucune forfaiture, le BEN se réserve néanmoins le droit d’user de tous les recours légaux dont il dispose pour obtenir l’annulation de ces mesures.

Concernant les activités du Bureau information, réclamation, lutte contre la corruption et le trafic d’influence en milieu judiciaire, il ressort du rapport qu’il a déposé à l’issue de sa première session, que des 268 plaintes et dénonciations enregistrées, seulement quatre plaintes impliquant des magistrats ont été retenues. En somme, conclue le SAMAN, il ressort, selon ce rapport, que la plupart des plaintes et dénonciations enregistrées par la Ligne verte relève plutôt de la méconnaissance des textes et procédures judiciaires en vigueur. De plus, cela implique tout simplement que, le phénomène de corruption dans le milieu judiciaire n’a certainement pas atteint les proportions qu’on lui prête.

Enfin, selon les termes de la déclaration rendue publique à cet effet, le SAMAN a tenu à rappeler qu’il avait engagé des négociations avec le gouvernement depuis des mois de mars 2012 sur la plate forme revendicative issue du dernier congrès statutaire. Aussi, le SAMAN se félicite des avancées enregistrées dans lesdites négociations et fonde l’espoir que très rapidement les deux parties parviennent à formaliser leur accord.

Lutte contre la corruption : 132 plaintes enregistrées par la ligne verte en examen

Photo Niger24Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Marou Amadou, a procédé, hier 4 juin 2012, au lancement des travaux de la cinquième session du Bureau information, réclamation et lutte contre la corruption et le trafic d’influence. Au cours de ces assises, les membres de ce bureau auront à examiner 132 plaintes et dénonciations reçues de toutes les régions du pays au niveau de la Ligne verte, pendant la période courant de janvier à mai 2012.

D’entrée de jeu, devait préciser le ministre de la Justice, « seuls les plaintes et dénonciations jugées sérieuses seront retenues pour des investigations approfondies ». Des plaintes qui, selon lui, « seront gérées dans la discrétion, en toute impartialité et suivant le principe du contradictoire et de la présomption d’innocence ».

Cette initiative est d’autant plus importante qu’elle vise à accompagner l’opération de salubrité publique en cours. Une opération qui, toujours selon Marou Amadou, ne saurait réussir sans une justice saine, forte et crédible.

Ces travaux sont d’autant plus importants que lors du dernier Conseil supérieur de la magistrature, le Président de la république a affirmé tout l’intérêt qu’il portait aux conclusions des derniers rapports qui lui ont été fidèlement transmis.  

Niger : la lenteur administrative tue l’administration

fpt_transportLa situation de l’administration nigérienne aujourd’hui est inquiétante. Pour s’en rendre compte de la léthargie dans laquelle elle est plongée, il faut déposer un dossier. Un dossier sensé être traité urgemment dans un délai de 24 heures et qui pouvait facilement attendre 24 jours ou plus. Aujourd’hui presque tous les ministères tournent au ralenti. La quasi-totalité des ministères aujourd’hui sont touchés par cette lenteur inexpliquée pendant que l’Etat verse des millions de francs CFA aux occupants.

Du fait de l’absentéisme des agents de l’Etat ou de la lourdeur avec laquelle les dossiers sont traités à différents niveaux de la chaîne administrative, certains restent bloqués plusieurs semaines voire plusieurs mois. L’absence d’un seul agent, peut bloquer pendant plusieurs jours un dossier quelque soit son urgence. Pendant que des milliers des nigériens attendent une intervention rapide en vue de juguler la crise alimentaire qui les secoue grâce à l’intervention prompte des organismes internationaux, les fonctionnaires eux se la coulent douce dans les bureaux climatisés, mais faudrait-il aussi qu’ils se rendent au travail.

En son temps, l’ancien chef de l’Etat, le Général de Division Seyni Kountché opérait des visites inopinées dans toutes les administrations nigériennes pour s’en rendre compte de l’effectivité des présences des fonctionnaires. Les agents de l’Etat sont, à cette période, prompts à se rendre au travail à partir de 7h30. Mais aujourd’hui qu’est-ce qu’on constate ? Les fonctionnaires viennent au boulot à temps voulu. Toutes les réflexions qui ont été faites pour rendre l’administration nigérienne efficaces sont restées vaines. Il y a quelques années, les autorités nigériennes avec l’accord des syndicats des travailleurs ont institué la formule de la journée continue. Le souci qui a guidé, ce choix, c’est l’efficacité de l’administration, mais aussi éviter la lenteur administrative. A l’épreuve des faits, on se rend compte que cette formule n’est pas aussi efficace que la première, celle de la journée discontinue.

Cette léthargie actuelle constatée, serait-elle liée au recrutement sur la base des considérations politiques avec le vent de la démocratisation qui a soufflé depuis les années 1990 au Niger? En tout cas, l’anarchie semble être aujourd’hui la règle.  La marche actuelle de l’administration nigérienne est sérieusement remise en cause par les nigériens dans leur ensemble.

Tous les efforts entrepris par les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du Niger risquent d’être vains en vue d’aboutir à un développement durable du Niger. Faudrait-il que les autorités de la 7ème République procèdent de la même manière que le président Kountché pour que les nigériens se remettent au travail ? En faisant cela, plusieurs voix vont s’élever surtout dans les rangs des syndicats pour condamner les sanctions qui seront probablement prononcées à l’encontre de tous ces agents indélicats qui se seraient rendus couples des actes de sabotage au niveau de l’administration.

En tout cas, la situation est critique aujourd’hui. Il faudra des moyens conséquents pour y faire face. Le Niger ne doit pas rester à la traine dans l’évolution actuelle du monde où la compétitivité est le seul créneau pour asseoir les bases d’un développement durable du pays.

Niger/Nord Tillabéry : 5 éleveurs tués et plusieurs blessés

campement_touaregQu’est-ce qui se passe au Nord Tillabéry ? La question mérite d’être posée au vu de l’ampleur des dégâts causés par le retour massif des éleveurs nigériens et maliens fuyant la crise malienne. En effet, dans une note d’information sur la situation sécuritaire de la zone Nord Tillabéry en date du 2 mai 2012, le Conseil des Eleveurs Nord Tillabéry (CENT) a tiré sur la sonnette d’alarme.

Ainsi, depuis le 31 janvier et ce jusqu’au 2 mai dernier, le Conseil a dressé un bilan catastrophique faisant état de 5 éleveurs tués dans plusieurs campements peuls maliens et nigériens et une perte énorme du bétail.

Ces attaques sont en majorité menées par les éléments du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA). Rien qu’à Inatès dans la région de Tillabéry et Tidinbawa au Mali, 4 éleveurs ont été tués, souligne le CENT. Le 25 avril dernier, 5 véhicules des rebelles maliens ont orchestré une attaque dans la zone d’Ayorou. Une attaque, selon le CENT qui s’est soldé par la mort d’un éleveur, Adam Hama.

Il y a quelques semaines, le Niger a accueilli plus de 400 maliens qui ont fui les combats après les assauts des rebelles du MNLA. Ces immigrés sont accueillis comme chez eux au Niger. Les rebelles et les populations du Mali doivent en principe rendre aux nigériens la monnaie de leur pièce. La quiétude sociale doit être de mise dans cette zone qui accueille pourtant des centaines de maliens. Des dispositions sécuritaires rigoureuses doivent être prises pour que les populations vivent dans la symbiose.

Cette situation préoccupante mérite d’être prise en charge par les autorités aussi bien maliennes que nigériennes afin d’éviter des probables conflits entre les populations autochtones et les immigrés qui fuient les combats.

Société : Liberté provisoire pour 7 taximen arrêtés pour fait de grève

photo Niger24Arrêtés pour fait de grève, le 2 mai 2012 lors de la grève de 48 heures enclenchée par le Syndicat des conducteurs de taxi (SYNCOTAXI), 7 chauffeurs de taxi ont recouvré la liberté hier 24 mai 2012 pour cause d’annulation de procédure.

Pour Diaouga Adamou, avocat des taximen détenus, par cette décision, « la justice nigérienne vient de faire preuve de son indépendance, dans toute sa plénitude ». En effet, poursuit ce dernier, ce qui s’est passé, c’est que, «  lorsque nous avons plaidé le dossier – le 21 mai dernier – le tribunal a mis le dossier en délibéré pour aujourd’hui. À l’occasion, j’ai soulevé une exception qui a été reçue par le tribunal qui, aujourd’hui vient d’annuler la procédure et par conséquent, a ordonné la mise en liberté provisoire des prévenus »

Satisfaction partagée du coté du SYNCOTAXI où, on continue plus que jamais à croire que cette affaire a été politisée. Toutefois, malgré la libération de leurs camarades au niveau de ce syndicat, on n’en démord pas car une nouvelle grève est prévue pour le 28 mai prochain. Toujours le même motif : inciter les autorités à réduire à la baisse le prix des hydrocarbures à la pompe.  

Conseil des ministres du 23 mai 2012

Le Conseil des ministres s'est réuni, hier, mercredi 23 mai 2012, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.

Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après:

1.1. Projet de loi autorisant l'Adhésion de la République du Niger à la Convention des Nations Unies de 1997 sur le droit relatif aux utilisations des cours d'eau internationaux à des fins autres que la navigation, adoptée le 21 mai 1997 à New York.

La convention, objet du présent projet de loi pose, pour la première fois, les bases d'un cadre international visant à définir des principes internationaux en matière de protection et de gestion des cours d'eau internationaux, cadre qui sert de référence pour la négociation d'accords locaux en vue de la gestion partagée de leurs utilisations autres que la navigation.

Cet instrument juridique des Nations Unies de portée mondiale est de nature à promouvoir la coopération entre Etats riverains. Il s'inscrit dans le cadre des principes et recommandations adoptés par la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement et ceux contenus dans la Déclaration sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

1.2. Projet de loi autorisant la ratification de l'Accord signé le 23 juin 2011 à Niamey entre le Gouvernement de la République du Niger et le Gouvernement de la République Italienne relatif à l'exécution du Programme : «AFDEL/Niger (Autonomie des Femmes et Développement Local).

L'accord, objet du présent projet de loi vise à établir les procédures et le mécanisme d'utilisation du financement et de gestion des activités prévues dans le cadre du Programme « Autonomisation des Femmes et Développement Local au Niger (AFDEL). Il a pour objectif spécifique, l'autonomisation des femmes par le soutien des politiques « genre et développement local » et par une initiative pilote dans la région de Tahoua dans le but de renforcer le rôle des femmes dans le développement et valoriser leurs connaissances dans le domaine agricole et environnemental.

L'aboutissement de ces objectifs conditionne l'atteinte des résultats escomptés dans le cadre de ce programme qui sont entre autres :

- la promotion d'un processus de décentralisation et de développement local ouvert à la pleine participation des femmes au Niger ainsi que la formation d'un réseau de promotion des services dans tous les villages impliqués ;

- la réalisation de la diversification, le renforcement, la constitution et la mise en place des nouvelles filières basées sur les connaissances traditionnelles des femmes ainsi que la réduction d'au moins 20% de la charge de travail des femmes et des jeunes filles;

-le renforcement de la participation des femmes à la prise des décisions.

Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

1.3. Projet de loi autorisant la ratification de l'Accord de prêt d'un montant total ne dépassant pas neuf millions huit cent mille Dinars Islamiques (9 800 000 DI) soit l'équivalent de quinze millions de dollars US (15 000 000 $/7 740 000 000 F CFA) signé le 4 avril 2012 à Khartoum (Soudan) entre le Gouvernement de la République du Niger et la Banque Islamique de Développement (BID) relatif au financement partiel du Projet d'Aménagement et de Bitumage de la Route Arlit-Assamaka.

L'accord de prêt, objet du présent projet de loi est relatif à l'aménagement et le bitumage d'une route en terre de 223 km entre Arlit et Assamaka à la frontière algérienne.

Les composantes essentielles du projet sont les suivantes :

- les travaux de génie civil comportant l'installation de chantier, la réalisation des travaux de terrassements, de corps de chaussée d'assainissement et de drainage, la réalisation du revêtement et les travaux de signalisation ainsi que des travaux annexes (réalisation et équipement de 4 points d'eau, construction d'un poste de pesage et d'un poste frontalier) ;

- la fixation des dunes sur une vingtaine de kilomètres ;

- l'appui à l'Unité de Gestion du Projet par le financement de l'acquisition des moyens logistiques, de l'équipement en matériels de bureau ainsi que des indemnités du personnel et des frais de fonctionnement, etc.

Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

II. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU TRAVAIL.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de loi portant code du travail de la République du Niger.

En vue de conformer le code du travail de notre pays aux dispositions pertinentes des conventions fondamentales de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) ratifiées par le Niger, le Ministère chargé du travail a engagé le processus de la relecture de l'ordonnance n° 96-039 du 29 juin 1996, portant code de travail en République du Niger. C'est ainsi qu'un comité ad hoc a été mis en place en vue d'élaborer un avant-projet de loi soumis à l'approbation de la commission consultative du travail.

A l'issue des travaux du comité ad hoc et compte tenu de nombreuses innovations apportées au texte initial, il a été retenu le principe d'une abrogation pure et simple de l'ordonnance de 1996.

Les principales innovations apportées au code de 1996 sont notamment :

- l'introduction de dispositions tendant à une meilleure maîtrise des effectifs de travailleurs migrants, faisant obligation aux employeurs recourant à la main-d'œuvre étrangère, d'obtenir le visa délivré par le Ministre en charge du Travail, avant l'entrée des travailleurs étrangers en territoire nigérien ; l'octroi du visa emporte pour l'employeur l'obligation de préparer un nigérien à la relève du travailleur étranger au terme du visa ; cela, pour favoriser la promotion de la main-d'œuvre nationale.

- la prise en compte de l'organisation de travail nécessitée par l'exploitation des entreprises des secteurs miniers et pétroliers ; en effet, en sus des dispositions classiques sur la durée du travail, il est prévu des dérogations qui prennent en compte le secteur des mines et du pétrole au titre des secteurs dans lesquels des dérogations à la durée normale du travail peuvent être accordées par arrêté du Ministre en charge du travail pour tenir compte des spécificités de ces secteurs ; il convient de préciser que le système d'exploitation des entreprises de ces secteurs fait appel à une organisation particulière du travail différente du régime général des entreprises, le travailleur étant appelé à travailler pendant deux semaines d'affilée avec une amplitude horaire dépassant la durée de travail journalière habituelle ; en compensation, il se repose pendant deux semaines d'affilée.

- l'introduction de la protection des personnes affectées ou souffrant de maladies émergentes comme le SIDA et la Drépanocytose contre les actes de discrimination ; il est ainsi interdit à l'employeur d'exiger d'un demandeur d'emploi un test de dépistage du VIH-sida ou de la drépanocytose à l'occasion d'un recrutement ;

- l'introduction de dispositions visant la promotion de l'emploi des personnes handicapées par l'obligation du respect d'un quota de 5 % de places à pourvoir en cas de recrutement de travailleurs salariés par les entreprises ;

- la définition des obligations contractuelles de l'employeur et du travailleur ;

- l'introduction des notions suivantes : l'apprentissage par alternance ; le harcèlement sexuel ; les départs négociés ; les pires formes de travail des enfants ; les risques émergents en entreprise (Stress, Alcoolisme, VIH-SIDA, Tabagisme) ;

- la redéfinition du mode de détermination de la représentativité des organisations professionnelles d'employeurs et de travailleurs ;

-la majoration de la durée du délai de prescription de l'action en paiement du salaire ;

- le renforcement des pouvoirs des Inspecteurs du Travail exerçant sur le terrain ;

- l'introduction de la comparution obligatoire devant l'Inspecteur du Travail dans le cadre du règlement des différends du travail.

Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

III. AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de décret portant nomination du liquidateur de la Caisse de Prêts aux Collectivités Territoriales (CPCT).

La caisse de Prêts aux Collectivités Territoriales (CPCT) a été créée par la loi n°70-7 du 17 mars 1970 par transformation de la caisse de Prêts aux Collectivités Locales. La CPCT avait pour mission essentielle de financer les activités d'investissements au profit des collectivités territoriales. A partir de 1988, elle a connu des difficultés qui ont entravé significativement la poursuite de sa mission. De cette date, en août 1999, plusieurs plans de redressement ont été mis en place ayant conduit à sa mise sous administration provisoire.

La situation ne s'étant pas améliorée et s'étant compromise de façon irrémédiable, le 26 juillet 2008, l'Assemblée générale extraordinaire décida de sa dissolution et du transfert de son patrimoine à l'Etat. Aussi, en décembre 2011 une loi est intervenue pour dissoudre cette structure et décider de la nomination d'un liquidateur. C'est dans ce cadre qu'intervient le présent projet de décret pour respecter les dispositions de l'article 2 la loi sus mentionnée.

IV. AU TITRE DU MINISTERE DE L'EQUIPEMENT

Projet de décret déclarant d'utilité publique les tronçons de routes ci-après : RN1EST: Tsarnaoua-Madaoua; Madaoua-Guidan Roumdji; Zinder-Guidimouni-Guidiguir; et ; la RN11SUD: Zinder- Bandé -Frontière Nigéria.

Dans le cadre des travaux de construction des tronçons des routes de la RN1EST : Tsarnaoua-Madaoua; Madaoua-Guidan Roumdji ; Zinder-Guidimouni-Guidiguir; et de la RN11 SUD : Zinder-Bandé-Frontière Nigéria, il est envisagé l'ouverture des carrières d'extraction de matériaux de construction devant revêtir ces routes. Il est également prévu des démolitions des immeubles bâtis dans les agglomérations traversées pour restaurer l'emprise des routes et respecter les normes de construction.

Concernant les carrières, ces dernières peuvent se situer sur des terrains privés. Leurs utilisations nécessitent que l'Etat se conforme à la législation en vigueur pour l'exploitation. C'est dans ce cadre que le présent projet de décret est pris pour déclarer d'utilité publique, la construction des tronçons des routes ci-dessus indiqués. Cette formalité constitue le préalable à toute expropriation pour cause d'utilité publique des droits fonciers coutumiers en République du Niger.

V. MESURES NOMINATIVES.

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

• Monsieur MAYAKI MADI MAHAMADOU, est nommé Inspecteur Général d'Etat.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR

• Monsieur MOULOUL ALHOUSSEINI, Docteur en droit privé, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Niger auprès de la Libye.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE

• Docteur ODILE OUWE MISSI OUKEM-BOYER, est nommée Directrice Générale du Centre de Recherches Médicales et Sanitaires (CERMES).

AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES

• Monsieur ABDOU NOMA, Inspecteur principal des domaines, de 2ème classe, 3ème échelon, Mle 55985/T, est nommé Commissaire contrôleur des assurances au Ministère des Finances.

• Monsieur ANGO SAMNA, Directeur Administratif, de classe principale, 1er échelon, Mle 51053/K, est nommé Commissaire contrôleur des assurances au Ministère des Finances.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU TRAVAIL

• Monsieur HAMADOU SIDDO, inspecteur du travail, Mle 54811, est nommé Secrétaire général du Ministère.

• Monsieur ASSOUMANE MOUSSA ATTA, directeur administratif, Mle 68517, est nommé Secrétaire général adjoint du Ministère.

• Monsieur ASSANE HAROUNA, directeur administratif, est nommé inspecteur général des services.

• Monsieur SOULEY IBRAHIM, directeur administratif, Mle 33187, est nommé inspecteur des services.

• Madame KONATE ANGELE BAOUA, médecin, Mle 31627, est nommée inspecteur des services.

• Madame BOUREIMA AMINATA, est nommée inspectrice des services.

• Madame SEYDOU RABI ROUMAR, Mle 56878, est nommée inspectrice des services.

• Monsieur IDRISSA ADAMOU, est nommé inspecteur des services.

• Monsieur YCHEYE CHEKARAOU, inspecteur adjoint du travail, Mle 40522, est nommé inspecteur des services.

• Monsieur MAÏKANO MAHAMAN, Mle 19891, est nommé inspecteur des services.

• Monsieur DAN AZOUMI ISSA, inspecteur du travail, Mle 36771, est nommé Conseiller technique de la Ministre.

• Monsieur MAMAN MAGAGI HAMIDOU, directeur administratif, Mle 45462, est nommé Conseiller technique de la Ministre.

• Monsieur ZAKARI YAOU MOUNKAILA, directeur administratif, Mle 68546, est nommé Conseiller technique de la Ministre.

• Monsieur HALILOU MALAM MANZO, directeur administratif, est nommé Conseiller technique de la

Ministre.

• Monsieur ADO MOUMOUNI, directeur administratif, Mle 40068, est nommé Conseiller technique de la Ministre.

• Monsieur MOUMOUNI DJIBJI, directeur administratif, Mle 56851, est nommé Directeur général de la fonction publique.

• Madame MAÏMOUNA GNEGNE, inspecteur du travail, Mle 60530, est nommée Directrice générale de la modernisation de l'administration.

• Monsieur ABDOU DOUNAMA, inspecteur du travail, Mle 68588, est nommé Directeur général du travail.

• Monsieur ILLIASSOU ABDOURAHAMANE, directeur administratif, Mle 63676, est nommé Directeur du recrutement.

•Monsieur SANI HASSANE, directeur administratif, est nommé Directeur de la gestion des carrières.

• Monsieur AMADOU YANSAMBOU, Mle 77203, est nommé Directeur de la discipline et du contentieux.

• Madame OUSMANE HAOUA GAZIBO, inspecteur du travail, Mle 79436, est nommée Directrice des stages et de la promotion des catégories.

• Monsieur DJIBEYE ABDOULAYE, Mle 52473, est nommé Directeur de la modernisation des services publics.

• Monsieur DOUDOU HAMIDOU, statisticien, Mle 69504, est nommé Directeur de l'évaluation des performances des services publics.

• Monsieur MAHAMADOU ISSA DAOUDA, Mle 49161, est nommé Directeur de la gestion prévisionnelle des effectifs.

• Monsieur MOUSSA SEINI, chargé d'enseignement, Mle 56851, est nommé Directeur de l'informatique.

• Monsieur BINIA LIMAN, inspecteur du travail, Mle 51064, est nommé Directeur du travail et des organisations professionnelles.

• Monsieur ADA KASSOUM, est nommé Directeur sécurité et santé au travail.

• Monsieur YACOUBA IBRAHIM SALEY, est nommé Directeur de la prévoyance sociale.

• Monsieur OUMAROU BAGOURME, est nommé Directeur des études et de la programmation.

• Monsieur BOUBACAR ABDOUSSALAM, directeur administratif, Mle 60003, est nommé Directeur des ressources financières et du matériel.

• Monsieur ADAM ZAKARI, Mle 54511, est nommé Directeur de la législation.

• Madame ABDOUL AZIZ HAOUA, est nommée Directrice des ressources humaines.

•Monsieur ZANAIDOU ISMAEL, est nommé Directeur des statistiques.

• Monsieur OUMAROU HAMANI, est nommé Directeur de la documentation, des archives, de l'information et des relations publiques.

• Monsieur CHEGOU MAÏNA KOCHI, inspecteur du travail, est nommé Directeur général de l'Agence Nationale pour la Promotion de l'Emploi (ANPE).

VI. COMMUNICATIONS.

• une communication du Ministre chargé des Relations avec les Institutions sur la proposition de loi portant statut autonome du personnel de l'Assemblée Nationale ;

Le Conseil des ministres après délibération, a instruit le ministre chargé des Relations avec les Institutions à transmettre à l'Assemblée Nationale l'avis du Gouvernement.

• une communication du ministre de l'Hydraulique et de l'Environnement sur les travaux de réalisation de quatre (4) forages dans la région de Tahoua.

Cette communication a été faite en application de l'arrêté n°001/MEF/ SG/DCMP du 12 janvier 2011 dont l'article 2 stipule que : «tout marché dont le montant est égal ou supérieur à 500 000 000 de francs CFA doit faire l'objet d'une communication de la structure responsable du marché au Conseil des Ministres après attribution».

L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a levé la séance».

Niger : La ville d’Agadez bientôt classée Patrimoine mondial de l’humanité ?

mosque_dAgadezÀ l’issue de la réunion du dernier Conseil des ministres, qui s’est tenu le 9 mai 2012, le gouvernement nigérien a, entre autres, examiné et adopté un projet de décret portant création, attributions et organisation d’une Cellule de conservation et de gestion de la vielle ville d’Agadez.

Une décision qui procède de la volonté des plus hautes autorités du pays de voir la ville d’Agadez classée Patrimoine mondial de l’humanité. Plusieurs actions ont été entreprises à cet effet. Le décret pris le 24 février 2011 au niveau du ministère de la culture, portant classement de la vielle ville d’Agadez au patrimoine culturel  national, entre dans ce cadre. C’est également le cas du plan de conservation et de gestion adopté à cet effet, de même que le règlement d’urbanisme du site d’Agadez.

La cellule qui vient d’être consacrée par le Conseil des ministres est le fruit d’une recommandation formulée en septembre 2011, suite à une évaluation technique du site menée par une expertise internationale. Toutes ces actions concourent à rapprocher chaque jour davantage cette ville historique, autrefois grand carrefour commercial et culturel, de la liste établie par l’UNESCO depuis 1979 et depuis lors mise à jour chaque année.

Niger : Le HCR et le PAM appellent à la solidarité en faveurs des déplacés et des victimes de famine

 

Hier, lundi 7 mai 2012, une conférence de presse a réuni à l’Hôtel Gaweye de Niamey, les médias nationaux et internationaux autour de M. Antonio Guterres, Haut commissaire des Nation unies pour les réfugiés et Mme Eartain Cousin, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM). Cette rencontre avec la presse se tient à l’issue de la mission conjointe qu’ils ont effectuée sur le terrain, en vue de s’enquérir de la situation de crise alimentaire et le flux massif des réfugiés maliens au Niger.

Ainsi, du 4 au 7 mai 2012, les deux hauts fonctionnaires de l’ONU ont visité des projets à Ouallam et Maradi où la faim et la malnutrition ont atteint un niveau élevé d’urgence. Ils ont par ailleurs rencontré à Mangaïzé des réfugiés qui figurent parmi les dizaines de milliers de personnes ayant fui les combats au Mali et dont le nombre met une pression supplémentaire sur les communautés du Niger déjà confrontées à une crise alimentaire. Pour faire face à ce défi, le HCR est entrain de renforcer l’assistance et assurer la protection des réfugiés dans les zones d’Ayorou, Ouallam, Aballa, Tillia et Niamey mais, explique M. Guterres, cela n’est pas suffisant. C’est pourquoi, « nous lançons un appel à la solidarité. Un appel à la solidarité, pour que ne se développe une crise globale ne se génère dans cette région et qui pourrait aboutir à une crise sécuritaire globale. Il faut dans ce cas garantir la sécurité alimentaire et évitant ainsi que les conflits, notamment au Mali, au nord Nigeria en Lybie et en Somalie ne se développe ».

Pour ce faire, explique pour sa part Mme cousin, « pendant la période de soudure, le PAM et le gouvernement du Niger comptent toucher plus d’1 millions de personnes et d’ici à la fin de l’année, nous avons besoin de 100 millions de dollars, rien que pour le Niger. Or, jusqu’ici, nous avons un déficit de 60% dans le budget prévisionnel ».

Culture : Les artistes nigériens exigent l’application de la loi sur les artistes

Le Syndicat des métiers de la musique « Tangam », a rendu public, hier lundi 7 mai, une déclaration. Dans cette déclaration lue par le secrétaire général dudit syndicat, Yacouba Ibrahim, les artistes nigériens ont dénoncé « l’escroquerie, l’hypocrisie, l’ingratitude, le manque de considération et de la stigmatisation », dont les artistes font l’objet.

Selon lui, leur secteur est le plus délaissé. « Loin d’être une priorité de l’Etat, le secteur musical n’est même pas préoccupation. Il est plutôt inscrit au chapitre de l’évènementiel car, tout ce qu’on attend de nous c’est de chanter et danser et mettre en joie les citoyens », s’est indigné ce dernier.

Les artistes estiment être relégués, même pas en citoyens de seconde zone, mais en citoyens de 3ème zone, et ce, malgré les efforts qu’ils fournissent pour valoriser le patrimoine culturel, défendre notre identité culturel et faire du domaine de la culture un secteur de création de richesses et d’emplois. Au vu de tous ces constats les artistes ont exigé plus de considération et la mise en application de la loi sur les artistes qui date pourtant de 2007.

Les artistes nigériens composés des musiciens modernes et traditionnels, des rappeurs, des troupes culturelles et de « dandali », ont interpellé le Bureau nigérien des droits d’auteurs (BNDA), par rapport à l’amélioration de la protection de leurs œuvres sur toute l’étendue du territoire national, par rapport au fait qu’il doit faire de lutte contre la piraterie son cheval de bataille. Il appelle également à promouvoir la transparence dans la gestion des redevances et droits d’auteurs, dans l’application de la loi sur la copie privée, sur le téléchargement illégal d’œuvres artistiques, ou encore la signature des contrats de réciprocité avec les autres bureaux du monde entre autres.

Assemblée Nationale : La police des débats reprend ses droits !

DRLa Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAGI) a livré son rapport ce 4 mai 2012. Entre autres conclusions dudit rapport, les insuffisances du règlement intérieur de l’institution biaise la qualité des débats à l’hémicycle.

Dorénavant, la police des débats, précisément la motion d’ordre, est réservée exclusivement au Président. Aussi, les motions de procédures et d’informations peuvent être invoquées par les élus sans prééminence de l’une sur l’autre. La pertinence d’une motion est donc fonction de la contribution quelle serait susceptible d’apporter. Outre cette refonte destinée à améliorer la qualité des débats, les députés ont également décidé que le Directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale participera désormais aux conférences des présidents des groupes parlementaires. La raison avancée est qu’il constitue la mémoire de l’institution.

 

Niger : L’Autorité de lutte contre la corruption en difficulté

La guéguerre qui couvait depuis des mois entre les deux premiers responsables de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA), a atteint son paroxysme hier, 3 mai 2012, avec la démission de Mahamane Hamissou Moumouni, vice-président de cette institution.

Selon plusieurs sources, ce dernier aurait pris cette décision, suite à l’échec de la tentative de réconciliation qui les a réunis, le 2 mai dernier, lui et son président, Issoufou Boureïma, autours de Hassoumi Massaoudou, Directeur de Cabinet (Dircab) du Président de la République.

À noter que depuis l’installation de cette structure, le vice-président Mahamane Hamissou a régulièrement boudé les travaux pour, disait-il, protester contre l’opacité qui entoure la gestion des ressources de cette institution. Ce dernier reproche, entre autres, au Président Boureima, d’avoir dissipé les 60 millions de Fcfa octroyés par le Président de la République pour le fonctionnement de la boîte.

À Niamey : Plusieurs taximen arrêtés pour « fait de grève »

Niger24Sept (7) chauffeurs de taxi croupissent en prison depuis ce matin. Membres du Syndicat national des conducteurs des taxis (SYNCOTAXI), initiateur de la grève des taximen qui a débuté hier 2 mai  2012, ces derniers ont été arrêtés sur plainte de leurs collègues des syndicats rivaux qui les accusent de violence sur leurs militants, au motif qu’ils ont refusé de suivre le mot d’ordre de grève.

Même si cette grève ne fait pas l’unanimité au sein de la corporation, il faut néanmoins dire qu’elle se poursuit aujourd’hui encore. À l’origine, il faut noter que le SYNCOTAXI  a entamé ce mouvement en vue de contraindre le gouvernement à réduire de 30% le prix des hydrocarbures à la pompe et alléger certaines charges financières imposées au secteur des taxis.

Niger : la grève des taximen partiellement suivie

TAXI-NIAMEYA l’appel du Syndicat National des Conducteurs des taxis (SYNCOTAXI) et du Collectif des Propriétaires de taxis (CPT), les taximen de Niamey ont engagé un débrayage de 48 heures ce mercredi 2 mai 2012. P
révue pour durer du 2 au 3 mai, cette grève est partiellement suivie, en tout cas au niveau de la communauté urbaine de Niamey où plusieurs taxis circulent encore ce matin.
Il faut noter que les taximen, comme d’ailleurs plusieurs agents des secteurs para-publics et privés, sont divisés. Presque au sein des 12 centrales syndicales du Niger, il existe un syndicat des taxis. L’échec de cette grève serait lié à ce manque de coordination dans les actions. Au moment où certains appellent à la grève, d’autres syndicats sortent pour faire une déclaration appelant leurs membres à ne pas observer le mot d’ordre lancé par le SYNCOTAXI et le CPT. Actuellement on dénombre 19 syndicats dans le secteur. Il y a donc 17 syndicats regroupés dans un collectif dont le siège est basé à la CDTN qui ont boycotté la grève.
Hier, mardi 1er mai, les militants du SYNCOTAXI ont sillonné toutes les artères de la ville de Niamey pour rappeler la grève. Mais malgré tout, elle a été boycottée.
Les taximen réclament dans leur préavis, la réduction des taxes diverses imposées par l’Etat et surtout la réduction du prix des hydrocarbures. En effet, ils entendent faire plier le gouvernement afin qu'il réduise le prix du litre d’essence qui est actuellement à 579 francs. Pour le SYNCOTAXI, les prix sont exorbitants et ils doivent être revus à la baisse.
Ce matin, plusieurs clients approchés par l’équipe du groupe de presse Niger24 appellent à un dialogue entre le gouvernement et les syndicats des taxis en vue de trouver une solution durable.

Niger/Niamey : un malfrat pris en flagrant délit d’enlèvement d’une fillette de 2 ans

Pendant que les travailleurs nigériens fêtaient le 1er mai, un malfrat, probablement un ressortissant de notre grand voisin du Sud, le Nigeria, a enlevé une fillette de 2 ans ce mardi 1er mai 2012 dans les environs de 14 heures. L’enlèvement a eu lieu au quartier Garbado de Niamey.

Cet indélicat a été dénoncé par le conducteur de taxi qui a entendu le cri d’un enfant dans le colis de son passager. Immédiatement, le taximan a eu l’ingénieuse idée de dire à son passager qu’il devait passer à l’ECOGAR de Wadata pour récupérer sa pièce d’identité avec un de ses amis. C’était en fait une stratégie pour le conduire au commissariat de Wadata qui l’a recueilli sans difficulté. Selon des témoins présents au moment des faits, la police a découvert un enfant soigneusement emballé dans un carton.

En ce moment, la police de l’ECOGAR a conduit cet indélicat au Commissariat Central où il sera certainement entendu pour le forfait qu’il vient de commettre.

Cet enlèvement remet sur le tapis l'épineuse question de trafic d’enfants qui a défrayé la chronique dans la capitale Niamey à un moment donné. Avec cette découverte, les parents doivent rester vigilants surtout avec la recherche effrénée de richesse où des individus mal intentionnés kidnappent des enfants innocents.

Les autorités administratives sont interpellées en vue de lutter efficacement contre l’insécurité grandissante qui se développe au niveau surtout des grandes agglomérations où des individus de tout acabit pullulent et perturbent la vie des citoyens.

1er mai 2012 : les travailleurs nigériens célèbrent la fête du travail en ordre dispersé

1er_maiLes travailleurs nigériens fêtent, à l’instar de ceux du monde entier, la 125ème édition de la fête du 1er mai, mais en rangs dispersés. Ce sont 12 centrales syndicales qui ont défilé ce mardi 1er mai 2012. Toutes ces centrales se sont données rendez-vous à des lieux différents de la capitale, Niamey. Du Rond Point ENA, au Rond Point Place Toumo, en passant par le Rond Point Hôpital, le Rond Point Yantala et le Rond Point Hôpital Poudrière, toutes les grandes artères de la villes étaient occupées ce matin.
Parmi les plus grandes centrales, on peut citer la CDTN, la CNT, l’USTN qui regroupent la majeur partie des travailleurs du secteur public, la CGSL ainsi que la  Confédération Générale des Travailleurs du Niger, la CGT qui regroupent entre autres, les syndicats des taximen et des celui des agents des collectivités territoriales du Niger.
Il faut noter que ces dernières années, l’on assiste à la prolifération de centrales syndicales qui réclament malheureusement dans leur grande majorité les mêmes doléances. Ces préoccupations tournent autour de l’amélioration des conditions de vie de leurs membres à travers l’adoption des statuts particuliers, des augmentations des salaires, l’octroi de subventions aux centrales.
Dans son discours à l’occasion de cette fête de 1er mai 2012, la Confédération Générale des Travailleurs du Niger, la CGT a identifié, en plus de leurs revendications des années antérieures un problème qui s’invite dans la société de l’ère Issoufou Mahamadou. Il s’agit du pétrole que le Niger a commencé à exploiter cette année et dont le prix reste trop élevé pour une grande partie de Nigériens. La CGT prône la réduction des prix actuels des hydrocarbures, comme d’ailleurs toutes les autres centrales syndicales.
Les autorités en charge de l’éducation au Niger ont effectué le déplacement de tous les points de convergence des centrales. Mais cette célébration du 1er mai des travailleurs nigériens à travers les 12 centrales syndicales est-elle réellement dans l’intérêt des travailleurs. Quant on sait qu'aujourd’hui, la politique du diviser pour mieux règner est la règle que certains politiciens ont adoptée pour mieux contrôler le mouvement des fonctionnaires. L’unité d’action est la seule arme pour les travailleurs en vue de faire aboutir leurs revendications légitimes.

Société : Les chauffeurs de taxis réclament 30% de réduction du prix des hydrocarbures sinon…

TAXI-NIAMEYDans un préavis de grève en date du 23 avril 2012, le Syndicat national des conducteurs de taxi (SYNCOTAXI), en collaboration, une fois n’est pas coutume, avec le Collectif des propriétaires de taxi (CPT), décide d’aller en grève les 2 et 3 mai 2012. Motif de ce mouvement d’humeur de nos taximen, un environnement de plus en plus difficile pour l’exercice de la fonction, du fait de certaines décisions impopulaires prises ces derniers temps à leur encontre.

Aussi, explique Gamatié Mahamadou, secrétaire général du SYNCOTAXI, « l’origine de la grogne remonte en fait, à l’annonce faite par le ministre du Pétrole, des prix des hydrocarbures, que l’ensemble des citoyens ont rejetés en bloc en raison de leur caractère anti social ». Selon ce dernier, « le gouvernement de la 7ème république avait cru devoir maintenir le cap assorti de la promesse faite par le ministre de revoir ces prix à la baisse ».

Aujourd’hui, 5 mois plus tard, constate-t-il, « rien n’est fait, dans notre secteur, la situation ne fait qu’empirer avec en plus, le renchérissement des frais des documents de nos véhicule, notamment, la prime d’assurance, la patente, la CNSS, la vignette, …etc. À cela, il faut ajouter l’état de dégradation de nos routes qui nous posent beaucoup de dommages, et le morcellement et la vente de nos sites de stationnement à des commerçants par les autorités de la ville de Niamey ».

Au regard de tout ce qui précède, et étant donné l’importance de notre secteur dans l’économie nationale et son rôle social, « nous estimons que le gouvernement doit examiner notre situation avec la diligence et l’attention que requière celle-ci ».

Ce pourquoi, poursuit toujours Gamatié Mahamadou, nous demandons : « la réduction d’au moins 30% des prix des hydrocarbures à la pompe ; la réhabilitation et la création de nouveaux sites de stationnement de taxi ; la réduction de toutes les taxes et autres frais liés aux documents administratifs de taxi ; l’arrêt des tracasseries administratives et policières et l’implication de nos structures dans toutes les décisions qui nous concerneraient ».

Tentative supposée de coup d’Etat au Niger : les militaires présumés coupables innocentés

lthambally copieSoupçonnés d'avoir fomenté, dans la nuit du 11 au 12 juillet 2011, un coup d’Etat visant à renverser le régime de la 7ème République, et après avoir passé 8 mois en prison, le lieutenant Hambally et ses hommes ont finalement été libérés ce lundi 23 avril 2012.
En effet, le juge chargé d’examiner leur dossier a estimé que toutes les charges retenues contre eux ne suffisaient pas pour les maintenir en prison, encore moins pour les inculper. De fait, celui-ci a ordonné leur libération pure et simple.
Cette tentative de coup d’Etat a fait couler beaucoup d’encre et de salive en son temps. Ce qui a amené le Président Issoufou Mahamadou à annoncer dans son discours  du 2 août 2011 que ces militaires ont voulu remettre en cause les Institutions de la République installées il y a à peine quelques mois.
Ce n'est que plus tard qu'une enquête sera diligentée en vue d’identifier les présumés coupables. Et c'est dans ce cadre que ces militaires ont gardé prison jusqu’à ce 23 avril.
La précipitation qui a entouré le déroulement de ces événements et qui a conduit les autorités de la 7ème république à les étaler au grand jour doit nous interpeller tous car de telles accusations ne sont pas de nature à maintenir la cohésion et l'unité nationale.

Niger : incendie au Ministère de l’Agriculture

incendie_au_ministere_de_lagriculture_copieCe vendredi 20 avril 2012, un incendie s’est déclaré au niveau du ministère de l’Agriculture, situé au Rond-point du commissariat central de Niamey. Cet incendie qui a pris suite à l’explosion d’un transformateur de courant électrique de la Société nigérienne d’électricité (NIGELEC) a vite été circonscris grâce à la promptitude des sapeurs pompiers, alertés sur le champ. Plus de peur que de mal donc car, on ne dénombre aucune perte en vie humaine. De même, aucune structure du ministère n’a été touchée.

Même si, selon un agent de la NIGELEC dépêché sur les lieux on ne sait pas avec exactitude ce qui a provoqué l’explosion de ce transformateur, cet incendie, qui a pris à quelques pas d’un édifice public, laisse plus d’un nigérien perplexe. Et pour cause, il intervient juste quatre mois après celui du ministère de la justice – le 2 janvier – et un mois après celui de la DGI. Et ce, sans compter les incendies du marché de Yantala et celui du petit marché, au début de ce mois d’avril. C’est dire que les spéculations vont déjà bon train. Et si une réponse n’est pas apportée rapidement à ce problème de récurrence des incendies, la psychose risque bien de s’installer véritablement au sein d’une population nigérienne qui en cette période particulière a vraiment d’autres chats à fouetter.

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